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Deux mois de grève à la fonderie Brunswick de Belledune

Le conflit de travail a débuté le 24 avril à la fonderie Brunswick de Belledune.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Le conflit de travail à la fonderie Brunswick de Belledune, au Nouveau-Brunswick, dure depuis deux mois et les grévistes gardent en tout temps une présence devant les installations de leur employeur.

Le moral est bon, mais les employés souhaitent retourner au travail bientôt, indiquait dimanche le président du local 7085 du syndicat des Métallos, Bart Dempsey.

Mais il ajoute que les syndiqués ne reculeront pas et qu’ils veulent obtenir des concessions sur les quatre principaux points en litige.

Entre autres, ils veulent conserver les postes rémunérés pour le président du syndicat et le responsable de la sécurité, et surtout, le droit à une retraite prématurée après 32 années de services.

Trente-deux ans, dans un endroit comme une fonderie, c’est suffisant pour pouvoir prendre sa retraite, dit Bart Dempsey.

Quatre grévistes avec des drapeaux sur la route près de la fonderie, en juin 2019.

Des grévistes devant la fonderie Brunswick, à Belledune.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Un investissement de 65 millions de dollars pour moderniser la fonderie qui appartient à la multinationale Glencore pourrait être annulé si le conflit de travail, déclenché le 24 avril, se prolonge, a récemment menacé le directeur des installations de Belledune, Marc Duchesne, dans une entrevue au journal The Northern Light, à Bathurst.

Pour les syndiqués rencontrés dimanche près de l’usine, ce ne sont que des tactiques pour effrayer les travailleurs et les inciter à accepter une offre inéquitable. C’est rien que lui qui veut nous faire peur, dit l’un des syndiqués, Michael Borris. Après ça, il va nous offrir un contrat qui n’est pas trop bon, puis on va dire oui.

Le représentant syndical Bart Dempsey, de son côté, affirme qu’en vertu de concessions importantes durant les négociations de la précédente entente collective, les travailleurs ont déjà contribué 20 millions de dollars à ce projet de modernisation. Et maintenant, ils demandent plus, lance-t-il.

Si chacun reste campé sur ses positions, le dialogue se poursuit entre les deux parties, par l’entremise d’un médiateur.

D’après le reportage de Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Relations de travail