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Un duo mère-fille garde l'art traditionnel autochtone du mordillage d'écorce bien en vie

Une femme en arrière plan. Sur la table devant elle, des paniers en écorce de bouleau et un cadre en bois.

Rosie et Teresa McLeod vont dans les communautés du nord de la Saskatchewan pour partager leurs connaissances de l’art traditionnel en écorce de bouleau.

Photo : Radio-Canada / Bryan Eneas

Radio-Canada

Teresa et Rosie McLeod se sont donné la mission de sauvegarder l’art traditionnel en écorce de bouleau. Pour ce faire, elles voyagent dans les communautés du nord de la Saskatchewan pour partager leur passion.

La mère et la fille tissent des paniers et utilisent leurs dents pour marquer l’écorce de motifs et formes géométriques. Une forme d'art appelée mordillage d'écorce.

Teresa McLeod a appris cet art traditionnel alors qu’elle était enfant en regardant ses grand-mères tisser des paniers qui servaient à récolter de petits fruits l’été. Puis, dans sa vingtaine, elle a elle-même commencé à les fabriquer.

Un morceau d'écorce de bouleau où des motifs et formes géométriques peuvent être vus.

Une pièce d'artisanat crée par Rosie McLeod.

Photo : Radio-Canada / Bryan Eneas

Plus tard, elle a initié sa fille, Rosie. Elle avait 12 ans quand j’ai commencé à lui montrer comme faire. C’est important pour moi de garder cette tradition bien vivante, explique Teresa McLeod.

Il a fallu 15 ans à Rosie McLeod pour maîtriser l’art. C’est une activité qui m’apaise, dit-elle en ajoutant qu’elle prend plaisir à partager ses connaissances avec les nouvelles générations.

Une tradition qui respecte la nature

Pour pouvoir fabriquer ce genre d’artisanat, il faut d’abord recueillir de l’écorce de bouleau.

Nous sommes dans la saison idéale. J’essaie de récolter l’écorce vers le 10-12 juin, signale Teresa McLeod.

Le mois de juin est idéal selon elle, car c’est le moment de l’année où la récolte cause le moins de dommage aux arbres.

Elle souligne également que ceux qui s’adonnent à cette pratique ont généralement cinq ou six zones de recherche.

L’arbre prend entre six et 10 ans pour complètement remplacer l’écorce que nous prenons. En ayant plusieurs zones, nous pouvons donner amplement de temps aux arbres de se remettre avant de récolter à nouveau leur écorce, indique Teresa McLeod.

Avec des informations de CBC

Saskatchewan

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