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Profilage racial : des étudiants espèrent que l’Université d’Ottawa retienne sa leçon

Une affiche de l'Université d'Ottawa

L'Université d'Ottawa a mis en place des mesures à la suite de cas allégués de profilage racial.

Photo : Radio-Canada

CBC

Des étudiants croient que l’Université d’Ottawa a fait un pas dans la bonne direction en matière de lutte au profilage racial sur le campus, malgré que certains se demandent si l’administration devrait en faire davantage.

Plus tôt ce mois-ci, Jamal Boyce circulait en planche à roulettes lorsque des agents de sécurité l’ont approché. M. Boyce, un homme noir, a soutenu que les agents lui ont demandé des pièces d’identité et l’ont menotté parce qu’il n’avait pas ses cartes, n’ayant pas son porte-monnaie avec lui.

Jamal Boyce allègue avoir été victime de racisme et de profilage racial.

La semaine dernière, l’institution a notamment annoncé une mise à jour de la formation sur la sensibilité culturelle aux agents de sécurité. Un comité sera également mis sur pied pour conseiller les administrateurs sur les questions de racisme, de diversité et d’inclusion.

Politique d’identification en révision

Le point positif dans tout ça, c’est que ça a entamé une discussion et que de plus en plus d’étudiants se sentent à l’aise de parler de ces histoires, a dit Tiyana Maharaj, cofondatrice du Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa.

Parmi les autres mesures mises en place, l’établissement d’enseignement a indiqué vouloir revoir sa politique d’identification.

Une section de cette politique mentionne que les membres des services de protection sont autorisés à demander une preuve d’identité des gens qui se trouvent sur le campus.

Mme Maharaj a affirmé que bien qu’elle a été fâchée et déçue d’apprendre ce qui est arrivé à Jamal Boyce, elle n’était pas surprise. Les étudiants ne se sentent pas en sécurité sur ce campus, a-t-elle dit, indiquant que le langage de la politique accorde une marge de manœuvre trop grande au personnel de sécurité.

Elle se réjouit de la révision de la politique, mais demande à ce que l’Université embauche davantage d’agents de sécurité issus de diverses communautés.

Nous voyons très rarement des agents de sécurité de couleur, a-t-elle fait valoir, ajoutant qu’elle n’en a jamais vu en quatre années d’études à l’institution ottavienne.

Pour sa part, Naveen Singh, qui roule souvent en planche à roulettes sur le campus, affirme qu’il n’a jamais été témoin d’acte de racisme crasse, mais il dit ne pas être surpris non plus.

Selon lui, l’université revoit sa politique en raison de la presse négative que l’histoire lui fait subir. Je ne crois pas qu’ils font ça pour nous.

Des comités diversifiés, demandent les étudiants

J’espère que l’Université peut grandir à la suite de cette épreuve et se servir de cette opportunité pour reconnaître qu’il y a un problème, a mentionné Hallie Robinson, une étudiante de première année.

Hallie Robinson pose pour la caméra sur le campus de l'Université d'Ottawa.

Hallie Robinson croit que l'Université d'Ottawa doit créer un milieu plus inclusif pour ses étudiants.

Photo : Radio-Canada / Kimberley Molina

Les trois étudiants interrogés ont tous souligné la nécessité que des personnes issues des communautés culturelles soient partie prenante du comité consultatif mis en place par l’Université d’Ottawa.

Sans les personnes de couleur, je crois qu’il va y avoir un manque de connaissance et d’expérience vital au renforcement du programme, a fait valoir l’un d’entre eux. Il est temps qu’on cesse de parler de nous sans qu’on ait une place à la table.

Ottawa-Gatineau

Éducation