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Une manifestation pour dénoncer la dégradation des services sociaux au Québec

Selon les participants de la marche silencieuse, les services sociaux sont menacés par la bureaucratie gouvernementale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mort de la petite fille, à Granby, aura mis le feu aux poudres : une centaine de personnes, dont des membres du milieu des services sociaux et de la santé publique, ont manifesté samedi, à Montréal, pour dénoncer ce qu'elles qualifient de dégradation de l'état des services à travers le Québec.

Ça part des tristes événements de Granby, indique Marjolaine Goudreau, présidente du regroupement RÉCIFS, qui rassemble des intervenants sociaux du Québec.

On dirait que cela a pris un événement dramatique pour mobiliser les troupes. Notre crainte, c'est que les intervenants et les employés de la DPJ soient ciblés, soit par la population, soit par l'État, soit par des gestionnaires.

La marche silencieuse de samedi témoigne du fait que les intervenants, les spécialistes, ou encore les infirmières sont « à bout de souffle ».

La forme de gestion actuelle du système de santé et des services sociaux, c'est beaucoup axé sur la production, avec très peu de regards pour l'amélioration de la façon d'offrir des services; on le voit, par exemple, avec la DPJ, où un enfant peut avoir plusieurs intervenants. On doit accompagner nos patients sur plusieurs années., mentionne la présidente de l'Association québécoise des infirmières et infirmiers, Natalie Stake-Doucet.

Pour René Charest, enfin, responsable de la mobilisation à l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la situation actuelle découle de la réforme de la Santé menée à fond de train par l'ex-ministre libéral Gaétan Barrette.

Les travailleurs de la fonction publique ont beau manifester contre l'érosion progressive de leur environnement de travail et des moyens mis à leur disposition, la méfiance est de mise. Bon nombre de manifestants ont ainsi préféré éviter les caméras et les micros des journalistes, histoire de ne pas subir de représailles.

Cela n'empêche pas certains d'entre eux de dénoncer une perte de confiance envers les professionnels du milieu, ce qui saperait les efforts visant à venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin.

D'après le reportage de Michel Marsolais

Société