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Chambly aux urnes dimanche pour se choisir un nouveau maire

Bâtiment de l'hôtel de ville

Un nouveau maire siégera à l'Hôtel de Ville de Chambly.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les citoyens de Chambly vont élire un nouveau maire dimanche pour remplacer Denis Lavoie, qui a démissionné en avril en invoquant des problèmes de santé.

Le maire, qui dirigeait la Ville de Chambly depuis 2005, était en congé de maladie depuis novembre en raison d’ennuis liés à un cancer de la gorge qui s'était déclaré en 2009.

Les citoyens auront donc à choisir entre Alexandra Labbé, du parti Démocratie Chambly, le parti d’opposition à l’Hôtel de Ville, et deux candidats indépendants, soit Marcel Bouchard et Fodé Kerfalla Yansané. Ce dernier avait été candidat du Parti vert aux dernières élections fédérales.

Cette élection survient après que de multiples controverses ont bouleversé la vie politique de la municipalité.

Denis Lavoie à l'hôtel de ville.

L'ex-maire de Chambly, Denis Lavoie

Photo : Radio-Canada

Vivement critiquée, notamment pour intimidation et abus de pouvoir, l’administration municipale avait été placée sous tutelle le 27 février dernier.

Le ministère des Affaires municipales avait alors indiqué que les décisions du conseil municipal devraient jusqu’à nouvel ordre être approuvées par la Commission municipale du Québec (CMQ), en raison de « déficiences dans la gestion municipale et des allégations liées à des manquements en matière d'éthique et de déontologie ».

Le jour même, des perquisitions menées par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) avaient eu lieu à l'hôtel de ville, au centre administratif de Chambly et dans un bâtiment utilisé par le service des travaux publics.

Défis à venir

« Les enjeux sont grands, au plan administratif interne et au plan du fonctionnement politique », a commenté en entrevue à RDI Danielle Pilette, professeure associée au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'ESG UQAM.

Mme Pilette note entre autres le fait que « le pouvoir était exercé de façon très centralisée à Chambly ».

Elle parle également du différend ayant eu lieu autour de la réintégration dans ses fonctions de l'ancien directeur général de la Ville, Jean Lacroix.

Le congédiement de M. Lacroix en 2013, par l'ancien maire Denis Lavoie, pour avoir collaboré avec la commission Charbonneau, avait été jugé illégal le mois dernier par le Tribunal administratif du travail, qui avait ordonné que l'ancien directeur général soit réintégré dans ses fonctions.

Cette décision avait provoqué une forte opposition au sein de la majorité des élus et des cadres de Chambly, qui craignaient que le retour de M. Lacroix cause des « situations conflictuelles ».

La CMQ a toutefois confirmé en juin la réintégration de l'ancien directeur général.

Un fort taux de participation électoral?

Bien que les problèmes municipaux de Chambly aient fait les manchettes, Mme Pilette n’est pas certaine que cela sera suffisant pour motiver les citoyens à aller voter.

Elle rappelle que lors de la dernière élection municipale, en 2017, Chambly avait voté avec un taux de participation inférieur au seuil des 50 %.

Selon elle, cette fois-ci, il y aura « plusieurs tentatives de s’esquiver », en raison de la longue fin de semaine de congé et du beau temps.

Le fait que la municipalité compte beaucoup de nouveaux venus et son manque d’homogénéité sociale pourraient aussi jouer contre une forte mobilisation électorale, pense la professeure.

« Chambly est une municipalité qui grandit à la vitesse grand V, alors il y a beaucoup de nouveaux venus qui ne se sont peut-être pas approprié tous les enjeux encore », explique Mme Pilette.

« Il y a aussi beaucoup de diversité, notamment dans le statut de location. Il y a beaucoup de logements locatifs, donc ça fait qu’il y a plus de mobilité chez les gens », poursuit-elle.

Grand Montréal

Politique municipale