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Pénurie de personnel et embûches de recrutement chez les agences de sécurité

Des agents de sécurité

Les agences de sécurité réclament des allègements au processus d'embauche pour les agents temporaires lors des festivals.

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Radio-Canada

Des agences privées de sécurité, pour qui la saison estivale signifie de nombreux contrats, peinent à trouver du personnel. Une dizaine d'entre elles réclament des allègements au processus d'embauche des agents temporaires.

Martin Sirois, propriétaire de Sécurité Sirois, perd plusieurs contrats par jour, dit-il, incapable d'embaucher suffisamment d'agents de sécurité pour honorer ses engagements.

Présentement, l'entreprise bien connue à Québec compte entre 350 et 400 agents. Il en faudrait presque deux fois plus, selon M. Sirois.

Pour le Festival d'été de Québec, un important contrat il va s'en dire,je suis à moins 20, ajoute-t-il.

Disons qu'on fait un tri dans nos clients. On a mis fin à quelques contrats... Ce n'est pas plaisant à faire mais on n'a pas le choix.

Martin Sirois, propriétaire, Sécurité Sirois

Sécurité Sirois a récemment fermé une division au Lac-Saint-Jean, après seulement deux ans.

Une loi trop stricte

Avec une dizaine d'autres agences de sécurité privée, Martin Sirois demande une rencontre avec la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.

Les représentants plaideront pour des allègements à la Loi sur la sécurité privée, modifiée en 2010.

Selon cette loi, un agent de sécurité doit suivre une formation de 70 heures avant d'obtenir un permis. Le cours coûte 490 $, frais auxquels il faut ajouter le coût du permis.

Selon Martin Sirois, il faut investir près de 700 $ pour se lancer dans le métier.

Ça prend quasiment un cours d'astronaute pour être agent de sécurité. [...] C'est très dur d'apporter du monde dans l'industrie

Martin Sirois

Quant au permis temporaire, qui permettrait à un agent sans formation de pratiquer pendant un maximum de 120 jours, M. Sirois estime que le processus administratif est trop long et trop fastidieux. « Ça prend 4 à 5 semaines », soutient-il.

Moi je pense que pour l'événementiel, il faudrait abolir la formation et donner plus de responsabilités aux propriétaires d'agences pour bien encadrer nos emploiés. Comme c'était avant 2010. Et l'industrie ne va pas mieux depuis que la loi est là, plaide-t-il.

Des discussions sont en cours avec le Bureau de la Sécurité privée afin de trouver des solutions à court terme.

Québec

Prévention et sécurité