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Les employés d’un CPE de Louiseville mécontents

À côté d'un stationnement et de sept autos, une pognée de manifestants agitent des drapeaux. Ils sont devant le CPE, qui a toutes les apparences d'une ancienne école primaire.

Des employés du service de garde Gribouillis, à Louiseville, ont manifesté vendredi après-midi pour dénoncer la direction.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des employés d'un Centre de la petite enfance (CPE) de Louiseville ont manifesté vendredi après-midi.

Les syndiqués du service de garde Gribouillis dénoncent des entorses à la convention collective, signée en février dernier, de la part de la direction.

Deux points en particulier font l’objet du litige.

D’abord, le syndicat déplore que la direction du CPE profite d’une coquille dans le texte syndical pour refuser des droits concernant les pauses rémunérées à certains employés.

Il est écrit que l’« éducatrice » a droit à la pause rémunérée, mais c’est plutôt le mot « travailleuse » qu’on devrait y lire selon le syndicat.

Or, la direction a choisi d’appliquer l’article au mot près, ce qui a pour effet d’exclure le personnel administratif, de soutien et les cuisinières.

Les pauses de ces six travailleuses ne sont donc plus payées depuis le 11 mars dernier.

Ensuite, la direction interdit aux travailleuses dont les vacances ont été refusées de pouvoir les remettre dans le calendrier annuel.

Climat tendu

Ces irritants font en sorte, selon le syndicat, que le climat de travail se désagrège.

La présidente régionale du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE du Cœur-du-Québec, Dominique Jutras, blâme l’employeur pour des négociations qu’elle qualifie de « longues et ardues ».

Ils ont tenté de modifier à peu près toutes les virgules, les mots. Ç’a été très pénible.

Dominique Jutras, présidente régionale du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE du Cœur-du-Québec

Les employés jugent que la direction est de mauvaise foi.

Comme la convention collective est valide jusqu’en 2020, ils ne peuvent cependant pas exercer de moyens de pression.

La direction, de son côté, a été avare de commentaires, se contentant d’affirmer qu’une rencontre aurait lieu la semaine prochaine.

Avec les informations de Sébastien St-Onge

Mauricie et Centre du Québec

Emploi