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Le processus de remplacement de Phénix axé sur la transparence

Illustration montrant une main déposant un signe de dollar dans une boîte sur laquelle est écrit « Phénix ».

Depuis 2011, la valeur du contrat avec IBM est passé de 5,8 millions de dollars en 2011 à 393 millions de dollars aujourd'hui.

Photo : Radio-Canada / Simon Blais

Radio-Canada

L’équipe responsable du projet de remplacement de Phénix au Secrétariat du Conseil du Trésor a déclaré, lors d’un récent breffage technique, qu’il s’agit d’un processus d’approvisionnement plus transparent, ouvert, flexible et agile que par le passé, auquel les syndicats du secteur public sont associés.

Trois entreprises se font concurrence pour créer le nouveau système de rémunération et de ressources humaines et, cette fois-ci, elles parlent ouvertement du processus.

L'entreprise Ceridian, qui a plus de 250 employés à Ottawa et des centaines d'autres à travers le pays, espère que sa technologie infonuagique sera choisie pour le projet.

Nous croyons en la transparence, a insisté le président-directeur général de l'entreprise, David Ossip. Je crois que la façon dont ils évaluent les soumissionnaires — par une série d'épreuves démontrant les fonctionnalités spécifiques de nos systèmes — est une bonne façon de nous démarquer des autres entreprises.

La firme qui souhaite obtenir le contrat du gouvernement fédéral offre déjà des solutions similaires au secteur privé, où les changements et le processus décisionnel sont souvent plus rapides, a soutenu M. Ossip.

Les risques d'une technologie désuète

La multinationale SAP, une autre entreprise qui souhaite obtenir le contrat, travaille avec le gouvernement canadien depuis plusieurs années.

Le vice-président des services publics de SAP Canada, Robert Conlin, a d'ailleurs grandi à Ottawa. Selon lui, le processus de sélection doit aller de l'avant rapidement pour offrir rapidement un nouveau système de paye.

Si le processus de sélection s'échelonne sur deux ans, il y a un risque que la technologie soit en fin de vie à la date de la livraison, a-t-il dit.

Robert Conlin, vice-président des services publics de SAP Canada.

Robert Conlin, vice-président des services publics de SAP Canada.

Photo : Gracieuseté de Robert Conlin

Le Secrétariat du Conseil du Trésor a indiqué avoir demandé aux fonctionnaires ce qu'ils attendaient du nouveau système de paye. Le Secrétariat a aussi cherché à apprendre des leçons venant des États qui ont subi des problèmes similaires, comme l'Australie, la Californie et l'Alberta.

Pour la transparence, je leur donne une bonne note. C'est beaucoup mieux que la dernière fois, a affirmé Sahir Khan, vice-président de l'Institut des études fiscales et de la démocratie de l'Université d'Ottawa. Mais cette transparence n'est qu'une partie de la solution, selon lui.

Le gouvernement fédéral devra mettre en place une équipequi a fait ses preuves en ce qui a trait à la gestion d'aussi vastes projets informatiques, a soutenu M. Khan, un ancien haut fonctionnaire fédéral.

CBC/Radio-Canada a demandé un entretien avec la troisième entreprise qui souhaite remplacer Phénix, Workday. L'entreprise a répondu par une déclaration écrite attribuée à la vice-présidente aux ventes Jennifer Buckley.

Soulignant un taux de satisfaction de sa clientèle de 98 %, elle a déclaré que l'entreprise est convaincue de pouvoir atteindre les mêmes résultats avec le gouvernement canadien en modernisant le système de rémunération et de ressources humaines que les fonctionnaires utilisent quotidiennement.

Avec les informations de Julie Ireton, de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale