•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des députés s'interrogent sur la « sagesse » d'utiliser des technologies chinoises

Le logo de Huawei devant ses bureaux britanniques.

Les États-Unis accusent Huawei d'être une extension des services de renseignement chinois.

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada

L'accès du géant chinois Huawei au marché canadien avec la technologie 5G risque d'être difficile. Le comité de la sécurité nationale de la Chambre des communes met en garde le gouvernement contre la technologie produite en Chine.

Les inquiétudes des députés surviennent au moment où le gouvernement fédéral s’apprête à autoriser Huawei à participer à la construction des réseaux mobiles 5G de prochaine génération au Canada.

Dans un nouveau rapport sur la cybersécurité dans le secteur financier, qui relève de la sécurité nationale, les députés reconnaissent avoir de la difficulté à savoir s’ils font confiance à la technologie.

À la suite de ce constat, les membres du comité recommandent la mise sur pied d’un sous-comité spécial, lors de la prochaine législature, pour l'étude des questions de sécurité des chaînes d'approvisionnement, la protection de secteurs clés tels que le secteur bancaire et les effets des technologies émergentes.

Le comité recommande au gouvernement fédéral de veiller à ce que les produits et services numériques futurs bénéficient d'une sécurité renforcée.

Les députés demandent aussi au gouvernement de s'assurer que toutes les données sensibles transférées au Canada ne soient acheminées que par des serveurs et des réseaux canadiens, de manière à ne pas être exposées à la surveillance étrangère.

Les conclusions du rapport semblent viser Huawei, qui est soupçonnée par les États-Unis et certains pays européens de développer des technologies capables de recueillir des informations sensibles, ce que nie le géant chinois des télécommunications.

L'arrestation au Canada de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, en vertu d'une demande d'extradition américaine liée à une tentative alléguée par Huawei de contourner des sanctions contre l'Iran, a provoqué des tensions diplomatiques et commerciales importantes entre Pékin et Washington.

Poursuite aux États-Unis

Par ailleurs, Huawei a annoncé vendredi qu’elle intentait une poursuite contre le département américain du Commerce au sujet de la saisie d'équipements par les autorités américaines. Le matériel en question se trouve dans un entrepôt en Alaska, selon la poursuite.

Le géant chinois indique que les équipements sont conformes aux réglementations en matière d’exportation.

Huawei réclame que la saisie du matériel soit levée.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Reuters

Politique fédérale

Politique