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L'éducation au coeur de la réconciliation avec les Autochtones en Saskatchewan

Foule qui regarde une danse traditionnelle autochtone

À Saskatoon, les festivités de la Journée nationale des peuples autochtones prenaient place au parc Victoria.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Proulx
Emmanuelle Poisson

En cette Journée nationale des peuples autochtones, plusieurs Autochtones de la Saskatchewan voient d’un bon oeil le processus de réconciliation entamé depuis quelques années au pays. Même s'ils s'entendent pour dire qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, pour eux l’éducation du public et l’affirmation de soi constituent la clé de la réussite.

L’une des organisatrices des festivités à Regina, Fawn Redwood, estime que la réconciliation entre peuples autochtones et non autochtones passe avant tout par l’éducation. Tout est une question de sensibilisation, explique-t-elle.

Fawn Redwood

Fawn Redwood est l'une des organisatrices des festivités de la Journée nationale des peuples autochtones à Regina.

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Nous prenons les choses en main dans notre système d’éducation pour parler de ce qui s’est passé avec les traités [et] les pensionnats autochtones, ajoute Mme Redwood. Nous faisons les efforts que nous devons faire en tant que communauté et nation.

Robert Allin, président du comité des employés autochtones à la ville de Regina, est également d’avis que l’éducation joue un rôle clé pour mener à bien la réconciliation des autochtones avec les non-autochtones.

Il pense également que les élèves d'aujourd'hui sont plus conscients des enjeux et de la diversité culturelle autochtones.

L’enseignante de 5e et 6e années du primaire, Norine Tourangeau, est venue avec ses élèves aux célébrations de la Journée nationale des peuples autochtones au parc Victoria, à Saskatoon.

Norine Tourangeau

Norine Tourangeau enseigne à ses élèves de 5e et 6e année l'importance de la culture et des langues autochtones.

Photo : Radio-Canada

À ses yeux, la réconciliation signifie de donner un sens aux actes du passé et d’aller de l’avant de manière positive, explique-t-elle.

Selon moi, la réconciliation signifie de continuer d’apprendre sur l'histoire de mon peuple et de tous les peuples autochtones, et d’être plus solidaires les uns avec les autres.

Norine Tourangeau

L’affirmation des peuples autochtones

La Métis originaire de North Battleford, Stacey Love, considère que le processus de réconciliation avec les peuples autochtones est bel et bien en marche.

Stacey Love

La Métis Stacey Love se dit heureuse de voir de plus en plus d'Autochtones prendre leur place dans la société.

Photo : Radio-Canada

Je vois plus d'Autochtones qui prennent des positions de chefs, de leaders.

Stacey Love

Même s’il reste encore du travail à faire en termes de réconciliation, des célébrations, comme la Journée nationale des peuples autochtones, sont essentielles pour partager les histoires et les traditions des Autochtones, souligne-t-elle.

De son côté, Kakishew Watewgamic, issue de la Première Nation One Arrow, habite à Saskatoon.

Elle dit avoir été effrayée par les conclusions de la Commission d'enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées. L’adolescente de 15 ans recommande aux filles de son âge de faire preuve de vigilance.

Kakishew Watewgamic

Kakishew Watewgamic, 15 ans, de la Première Nation One Arrow, se sent fière de sa culture lorsqu'elle danse le « fancy » durant la Journée nationale des peuples autochtones.

Photo : Radio-Canada

Malgré tout, elle dit avoir plus confiance en elle, surtout lorsqu'elle enfile son costume traditionnel.

Je me sens tellement confiante. Je me sens fière de moi lorsque je porte mon regalia.

Kakishew Watewgamic

Il y a longtemps, des femmes [autochtones] se sont dit : nous pouvons danser aussi bien que les hommes, aussi rapidement qu’eux. Donc, ces femmes ont commencé à danser le « fancy », raconte-t-elle.

Kimowan Ahenakew est la mère de Kakishew Watewgamic.

Chaque année, ses enfants et elle se produisent en spectacle dans le cadre de la Journée nationale des peuples autochtones à Saskatoon.

Kimowan Ahenakew

Kimowan Ahenakew de la Première Nation One Arrow dit ne pas « être inquiète » quant au processus de réconciliation avec les peuples autochtones.

Photo : Radio-Canada

La jeune génération d’Autochtones lui donne foi en l’avenir, souligne-t-elle.

De voir tous ces jeunes Autochtones grandir et accomplir des montagnes de succès [...] c’est là-dessus que je me concentre maintenant.

Kimowan Ahenakew

Pour ces femmes, la Journée nationale des peuples autochtones permet non seulement de rendre plus visibles les communautés autochtones, mais aussi de contribuer à la reconnaissance et à l'affirmation de leurs droits.

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