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Les trottinettes électriques en libre-service arrivent à Montréal

Des utilisateurs de trottinettes électriques à Washington, aux États-Unis.

L'utilisation de ces trottinettes électriques en libre-service sera plus encadrée au Québec qu'aux États-Unis ou en Europe.

Photo : Reuters / JEENAH MOON

Radio-Canada

Québec a finalement donné son feu vert à l'implantation d'un projet pilote de trottinettes électriques en libre-service sans ancrage dès le 6 juillet, à Montréal et à Westmount. L'utilisation de ces engins motorisés devra toutefois respecter certaines conditions.

Si la région métropolitaine deviendra bientôt la première du Canada à accueillir ces trottinettes en libre-service, le gouvernement de Québec a mis un point d’honneur à rendre la pratique sécuritaire en établissant un encadrement strict.

Les conducteurs devront ainsi respecter les mêmes règles de circulation que les cyclistes, en plus de certaines spécifiques à ce moyen de transport.

Pas n’importe comment

La vitesse de ces trottinettes ne devra pas dépasser 20 kilomètres à l'heure et le port du casque sera obligatoire.

Les utilisateurs devront être âgés de 18 ans et plus ou détenir un permis autorisant la conduite d'un cyclomoteur. Et il sera interdit de transporter des passagers et de circuler sur des routes de plus de 50 kilomètres à l'heure.

De leur côté, les entreprises devront offrir gratuitement deux formations par année sur la bonne conduite d’une trottinette électrique et sur les règles de circulation. Elle devra être donnée en français et en anglais dans l'application dès la première utilisation, et ce, sans possibilité de sauter cette étape.

Pas n’importe où

Il y a, d'un côté, les partisans des trottinettes et vélos électriques en libre-service qui soulignent leur contribution à l’amélioration du transport public et, de l'autre, leurs détracteurs qui, eux, leur reprochent d’encombrer les trottoirs.

Dans certaines villes des États-Unis, l’arrivée de ces trottinettes électriques a conduit à un engorgement des trottoirs, entraînant une interdiction temporaire des entreprises comme Lime ou sa concurrente Bird.

C’est pourquoi le gouvernement Legault et la Ville de Montréal ont tenu à s'ajuster à cette réalité. Et le règlement municipal adopté le 15 avril dernier est clair : il sera strictement interdit de laisser les trottinettes électriques n'importe où.

De nouveaux panneaux seront ajoutés spécifiquement pour le stationnement des trottinettes, qui pourront être déposées contre les supports à vélo de tous les arrondissements.

Au centre-ville, il sera possible de stationner un maximum de quatre véhicules contre le trottoir dans les zones de dégagement de cinq mètres au coin de certaines rues.

La Ville a prévu de désigner des aires de stationnement supplémentaires. Et si elle doit ramasser une trottinette stationnée ailleurs qu’aux endroits spécifiés, ce sera l’entreprise qui fournit le service qui sera mise à l'amende.

Quels fournisseurs?

Pour l’instant, les sociétés de location de matériel de transport en libre-service Lime et Uber sont en concurrence.

L’entreprise Lime déploie déjà ses activités dans plusieurs dizaines de villes américaines ainsi qu’à Calgary, en Alberta, et Waterloo, en Ontario. Au Canada, elle offre déjà un système de vélopartage sans borne depuis l’automne dernier à Calgary, et la Ville de Winnipeg réalise une étude sur la faisabilité de son implantation.

Un projet pilote de trottinettes électriques se déroule également sur le campus de l'Université de Waterloo, en Ontario.

À Montréal, on ne devrait attendre encore qu'une quinzaine de jours avant de voir les premières trottinettes électriques sillonner les rues.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

Grand Montréal

Transports