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Desjardins : il est « trop tard » pour les données perdues, selon un expert

M. Logrippo en entrevue devant un bâtiment de briques brunes.

M. Logrippo recommande de tenir ces logiciels à jour pour éviter un vol de données.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les membres Desjardins dont les données ont été volées se retrouvent « à risque » de vol d'identité, selon un expert en cybersécurité.

Jeudi, un employé de la coopérative a dérobé nom, prénom, numéro d'assurance sociale, adresse et autres renseignements concernant les habitudes transactionnelles et les produits bancaires de 2,9 millions de membres Desjardins.

Pour limiter les dégâts de la fuite, Desjardins a annoncé en matinée vendredi, une protection gratuite de cinq ans pour les clients touchés.

Selon le professeur en cybersécurité à l'Université du Québec en Outaouais, Luigi Logrippo, il est trop tard pour les données perdues. C'est certain que les personnes se trouvent à risque, ajoute-t-il.

Le numéro d’assurance social ne sert pas [...] s’il est seul, fait-il valoir, mais une fois combiné à d’autres données, son vol peut conduire à un vol d’identité.

M. Logrippo ose toutefois espérer qu'elles ne seront pas utilisées.

Un double contrôle

L’informatique, c’est encore assez récent [...] il faudra encore des années pour le développer, explique M. Logrippo.

Ce dernier a d'ailleurs fait une analogie avec les dispositifs de sécurité dans les voitures, qui existent depuis plus d'un siècle, pour imager cette lente évolution.Combien d’années ça a pris de mettre les ceintures de sécurité, les coussins gonflables, demande-t-il.

Selon lui, il s'agit du même combat pour le monde de l'informatique. Il faudra plusieurs années pour l'adapter à la réalité, ce qui ne sera pas sans conséquence.

Il faudra se contraindre beaucoup par rapport à ce qu’on préfère.

Luigi Logrippo, professeur en cybersécurité

Les failles existeront toujours, comme l'explique le professeur, mais elles deviendront de plus en plus difficiles à trouver.

Quant à la question de la menace interne, il y a peu à faire, confie M. Logrippo. La meilleure option serait d'instaurer un double contrôle pour toutes les opérations à risque, un procédé qui est déjà largement utilisé dans le domaine de la finance.

Avec les informations de Gilles Taillon

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