•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La plus récente baleine noire trouvée morte dans le Saint-Laurent serait une femelle

Queue de la femelle de baleine noire Punctuation

La femelle Punctuation a été retrouvée morte dans le golfe du Saint-Laurent, jeudi.

Photo : North Atlantic Right Whale catalog

Radio-Canada

Des experts ont identifié la carcasse de la baleine noire retrouvée morte jeudi dans le golfe du Saint-Laurent comme étant celle d’une femelle suivie depuis près de 40 ans par les chercheurs.

Le mauvais temps risque toutefois de retarder la récupération de la carcasse pour un examen plus approfondi sur les causes de la mort de l’animal.

La seconde baleine retrouvée morte cette année dans le golfe Saint-Laurent serait une femelle reproductrice nommée Punctuation. Son identification aurait été possible en raison de la présence de cicatrices en forme de virgules et de traits sur sa tête.

La femelle a été photographiée pour la première fois dans le golfe du Maine en 1981, et elle a été identifiée plus de 250 fois sur les côtes américaines et canadiennes depuis.

Puntuation a donné naissance à huit baleineaux au cours des 30 dernières années. Deux de ses rejetons ont eu des petits à leur tour.

Le New England Aquarium, l'organisme qui a également identifié la carcasse de la première baleine trouvée morte plus tôt en juin, écrit que la mort de cette femelle reproductive constitue une énorme perte pour l'espèce, dont la population est en déclin.

La baleine et sa descendance auraient déjà fait face à plusieurs défis. La baleine porte des cicatrices causées par cinq différents enchevêtrements dans des engins de pêche, ainsi que deux collisions avec des bateaux, indiquent les observateurs.

En 2016, le veau de la baleine a été tué à la suite d'une collision avec un navire. Des enchevêtrements auraient également causé la mort et la disparition de deux de ses rejetons au cours des dernières années.

La carcasse toujours à la dérive

Pêches et Océans Canada a déclaré que la baleine avait été aperçue jeudi au nord-est des Îles-de-la-Madeleine. Les agents des pêches ont pu installer une balise satellite pour la localiser.

Tonya Wimmer, directrice générale de la Marine Animal Response Society, a déclaré que les conditions orageuses attendues au cours des prochains jours compliqueront le déplacement de la baleine vers le rivage pour une nécropsie afin d'établir la cause du décès.

Heureusement, ils ont pu marquer l'animal, alors on espère qu'une fois que le temps se sera calmé, il sera à nouveau repérable, a-t-elle déclaré.

Une baleine franche de neuf ans a été retrouvée morte au large des côtes du Nouveau-Brunswick plus tôt ce mois-ci, mais les résultats préliminaires de la nécropsie n'ont pas été concluants.

La plus récente découverte a eu lieu le même jour où une étude sur la population menacée de baleine franche de l'Atlantique Nord a été publiée. Elle a révélé que plus de la moitié des 70 décès connus au cours des 16 dernières années avaient été provoqués par un enchevêtrement dans des engins de pêche ou par des collisions avec des navires.

L'étude formule un certain nombre de recommandations, notamment des efforts pour mettre à jour les engins de pêche afin de réduire les risques d'enchevêtrement, ainsi que des restrictions supplémentaires en matière de vitesse et d'activité des navires en présence de baleines.

En réponse à cette étude, Pêches et Océans Canada s'est engagé à protéger les baleines franches de l'Atlantique Nord.

Barre Campbell, conseiller principal en relation avec les médias, a déclaré dans un communiqué que le ministère travaillait en étroite collaboration avec ses partenaires, tant au Canada qu'aux États-Unis, pour faire face aux menaces pesant sur les baleines.

On estime qu'il reste environ 410 baleines franches de l'Atlantique Nord dans l'océan.

Ces dernières années, les décès ont dépassé les naissances. Aucune baleine franche n'est morte dans les eaux canadiennes l'an dernier, mais 12 avaient été retrouvées mortes dans le golfe du Saint-Laurent en 2017 et cinq autres étaient mortes dans les eaux américaines cette année-là.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Bas-Saint-Laurent

Protection des espèces