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La SFM affirme l’importance de la gestion scolaire devant la commission sur l’éducation

Deux hommes assis à une table devant un microphone.

Christian Monnin (à gauche) et Daniel Boucher (à droite), respectivement président et directeur général de la Société de la francophonie manitobaine, lors de leur présentation devant les membres de Commission sur l'éducation de la maternelle à la 12e année.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Société de la francophonie manitobaine (SFM) a présenté, vendredi, son mémoire aux membres de la Commission sur l'éducation de la maternelle à la 12e année du Manitoba.

La SFM y fait deux recommandations qui affirment l'importance pour les francophones du Manitoba de disposer de leur propre système éducatif.

L'organisme porte-parole des francophones recommande ainsi la création d'une instance administrative à l'échelle provinciale, de la maternelle jusqu'à la 12e année, pour l’éducation en français au Manitoba.

Duex hommes s'adressent aux membres d'uen commission.

La SFM a insisté sur l'importance pour les francophones du Manitoba de disposer de leur propre système d'éducation.

Photo : Radio-Canada

Son rôle sera de surveiller et de s'assurer que la communauté est responsable de tous les aspects de l'éducation en français au Manitoba, du berceau à la berçante. On n'a pas une telle structure pour le moment, a indiqué le président de la SFM, Christian Monnin.

Christian Monnin a dit que cette proposition était déjà contenue dans le rapport qui a émané du Forum sur l'avenir de l'éducation en langue française au Manitoba, qui s'est déroulé à Winnipeg en avril 2018.

Cette structure serait dirigée par le Bureau de l'éducation française, mais compterait en son sein un groupe consultatif formé de représentants d'organismes communautaires. Cette "superstructure" offrirait à la communauté plus de contrôle, d'influence et de surveillance sur le système éducatif, a affirmé M. Monnin.

Le président de la SFM a également insisté sur le double mandat, éducatif et culturel, de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

La SFM recommande de préserver et de renforcer la DSFM en reconnaissant son rôle primordial pour la communauté francophone. Nos écoles sont également le berceau culturel pour la communauté, a dit M. Monnin.

Selon la SFM, il faut ainsi différencier les écoles françaises des établissements scolaires anglophones. Le directeur général de la SFM, Daniel Boucher, a parlé de l'importance de laisser les francophones faire les choses « pour eux et par eux ».

La SFM se dit disposée à travailler avec les membres de la commission et à prendre part au processus de révision du système de l'éducation.

Un homme parle dans un micro et un autre assis à ses côtés l'écoute.

Alain Laberge, directeur général de la DSFM (à gauche) et le président Bernard Lesage (à droite).

Photo : Radio-Canada

Auparavant, la commission avait entendu les présentations du directeur général de la DSFM, Alain Laberge, et du président, Bernard Lesage. Ils ont présenté la version courte du mémoire de la DSFM déposé en mai dernier.

La Division scolaire y réitère, entre autres, l'importance que chaque école ait une garderie capable d'accueillir la clientèle francophone de son quartier.

M. Lesage a rappelé la nécessité de valoriser l'école communautaire citoyenne, comme la DSFM le fait depuis quelques années pour répondre aux besoins identitaires, culturels et communautaires des élèves, en plus de viser leur réussite scolaire.

La DSFM a évoqué son financement, jugé insuffisant. « Tant au niveau du capital que de l'infrastructure, on est à la traîne par rapport aux autres divisions scolaires. On a besoin de nouvelles écoles et on doit aussi investir dans l'infrastructure », a dit Bernard Lesage.

La fin des rencontres

C'était la dernière consultation publique de la Commission sur l'éducation. Toutefois, Denis Robert, l'un des neuf commissaires, a indiqué que, si un besoin se fait sentir de la part d'un groupe ou d'une division scolaire et que la Commission le juge important, elle pourrait les rencontrer.

Un homme debout face à un micro.

Denis Robert, l'un des neuf commissaires de la Commission sur l'éducation de la maternelle à la 12e année.

Photo : Radio-Canada

Selon Denis Robert, la prochaine étape consiste à analyser toutes les informations recueillies tout au long de ces consultations. Nous commençons déjà à penser au document que nous présenterons et à discuter des propositions que nous remettrons au gouvernement, a-t-il fait remarquer.

En tout, la commission dit avoir reçu 62 mémoires et invité 31 personnes à faire des présentations lors d'audiences publiques. Elle a organisé 11 ateliers interactifs et de nombreuses rencontres avec des partenaires en éducation et des groupes d’intérêts.

Plus de 1000 enseignants ont répondu au questionnaire en ligne, en plus de milliers d'autres Manitobains. Selon Denis Robert, la commission espère toujours remettre son rapport au ministre de l'Éducation en février 2020.

Denis Robert a également dit que la commission fonctionne sans être influencée par la tenue d'élections provinciales, prévues le 10 septembre.

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