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Vice Québec met la clé sous la porte

Une enseigne lumineuse de Vice sur une bâtisse.

Vice Media met un terme aux activités de sa branche « Vice Québec », basée à Montréal, et supprime une vingtaine d'emplois dans la foulée.

Photo : Getty Images / Mario Tama

Radio-Canada

La branche québécoise du média canado-américain Vice met un terme à ses activités et abandonnera complètement ses bureaux de Montréal. Une vingtaine de travailleurs ont appris ce matin qu’ils allaient perdre leur emploi.

L’aventure Vice Québec aura duré un peu moins de trois ans. Pour le média parallèle fondé à Montréal en format magazine en 1994, c’est l’échec d’un retour à la maison.

D’abord rapportée par Le Devoir, cette décision prise dans le cadre d’une révision des stratégies de Vice a été confirmée à Radio-Canada.

Les bureaux torontois de l’entreprise seraient aussi visés par des abolitions de postes.

Vice Media, qui a des antennes sur cinq continents, a du mal à entretenir sa popularité ces dernières années. Son site web, qui attirait en 2016 jusqu'à près de 50 millions de visiteurs par mois, avait perdu près de la moitié de ce trafic à l'automne 2018. L’entreprise avait alors annoncé une vague de compressions.

Le 1er février dernier, elle avait confirmé la mise à pied de 10 % de son personnel à l’échelle mondiale. Quelque 250 employés étaient visés, mais Vice Québec avait été épargnée jusqu’à présent.

Prenant à ses débuts la forme d’un magazine visant un public jeune, Vice Media a diversifié ses activités ces 25 dernières années en se tournant de plus en plus vers la production télévisuelle et cinématographique.

Elle mise notamment sur ses partenariats avec les réseaux télévisuels américains HBO et A+E Networks, qui appartiennent en partie à Disney.

Des réformes demandées

Cette annonce désole la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Par voie de communiqué, la Fédération a déploré « une autre perte pour le public québécois, qui voit ses sources d'information s'amenuiser ».

La FPJQ s’inquiète de la diminution des effectifs journalistiques dans l'ensemble de l’industrie médiatique, qui est notamment aux prises avec la fuite des revenus publicitaires sur le web depuis plusieurs années déjà.

Elle invite les gouvernements provincial et fédéral, qui ont déjà promis une aide financière, à aussi « moderniser leurs lois pour que les médias puissent évoluer dans un univers équitable face aux géants de l'Internet ».

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