•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le sort du traversier entre la N.-É. et le Maine entre les mains des autorités américaines

La saison a déjà plusieurs semaines de retard.

Le sort du traversier entre Yarmouth et Bar Harbor repose entre les mains des autorités américaines.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Radio-Canada

Le sort du service de traversier entre la Nouvelle-Écosse et le Maine pour cet été repose entre les mains des autorités frontalières américaines. L’entreprise Bay Ferries, qui exploite le traversier, attend toujours l’autorisation du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis pour lancer sa saison.

L’an dernier, l’entreprise a obtenu l’autorisation de déplacer sa gare maritime américaine de Portland à Bar Harbor. Les travaux de construction, de la gare maritime et des douanes américaines, ne sont pas terminés.

Mais le ministre des Affaires de la Nouvelle-Écosse, Geoff MacLellan, a indiqué aux journalistes jeudi que, même si les installations étaient prêtes, la saison ne pourrait pas commencer.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a d’ailleurs embauché l’ancien ambassadeur américain au Canada, David Wilkins, comme lobbyiste afin d’influencer les autorités américaines. Le coût de son embauche s'élève à 10 000 $ US par mois.

On ne veut pas se mêler des affaires du département américain de la Sécurité intérieure, mais on se demande ce qu’on peut faire de plus, souligne le ministre MacLellan.

Le service de traversier entre Yarmouth et Bar Harbor devait débuter le vendredi 21 juin, mais l’entreprise a annoncé il y a quelques semaines qu’elle retardait sa saison jusqu’au milieu de l’été. Les réservations jusqu’au 7 juillet ont été annulées. Les retards dans le processus d’approbation et dans les travaux de construction ont rendu ces changements nécessaires.

Le site d’information allNovaScotia.com a rapporté récemment qu’il faudrait de 12 à 18 mois pour l’approbation du projet. Geoff MacLellan indique que le gouvernement néo-écossais n’a pas été avisé d’un tel délai. Il compte sur la bonne foi des politiciens du Maine et sur le travail de David Wilkins pour faire avancer le dossier rapidement.

Incertitude

La plus grande préoccupation de Geoff MacLellan est l’impact d’un tel retard sur l’économie de la région de Yarmouth, en particulier pour les exploitants touristiques. C’est pourquoi le gouvernement refuse de sacrifier la saison, dit-il.

Geoff MacLellan représente la circonscription de Glace Bay, au Cap-Breton.

Le ministre des Affaires, de Service Nouvelle-Écosse et du Commerce, Geoff MacLellan

Photo : Radio-Canada / CBC

Michael Tavares, de l’auberge MacKinnon-Cann Inn, à Yarmouth, dit que le traversier lui rapporte près de 90 % de son chiffre d’affaires. Il affirme que la situation actuelle crée énormément d’incertitude.

Les voyageurs perdent confiance, les banquiers perdent confiance et les ventes immobilières diminuent. Ça crée un effet domino au sein même de la population quand les liens de transport sont en péril, dit-il.

Il a bon espoir, toutefois, que Bay Ferries recommencera à exploiter le traversier bientôt.

Avec les informations de Michael Gorman, de CBC

Nouvelle-Écosse

Tourisme