•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le début d'une grande aventure pour le parc national d'Opémican

Le parc national d'Opémican est situé à la jonction entre la forêt boréale et la forêt feuillue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Le dernier-né des parcs nationaux de la SEPAQ est maintenant ouvert aux visiteurs. Après plus de huit ans de travail, des embûches et des délais, le Parc national d'Opémican, au sud du Témiscamingue, lance sa première saison.

Il s'agit du deuxième parc national en Abitibi-Témiscamingue. La Société des établissements de plein du Québec mise sur un terrain de jeu de 252 kilomètres carrés pour attirer des touristes pendant la saison estivale.

Le parc national d'Opémican se trouve à la jonction entre la forêt boréale et la forêt feuillue.

Cette zone de transition amène une biodiversité vraiment intéressante et amène tout plein d'espèces qu'on trouve dans les deux habitats. On a les parois rocheuses sur le bord de grandes étendues d'eau comme le lac Témiscamingue et Kipawa. On a l'aspect plus biologique qui amène des sols calcaires avec des espèces plus menacées au niveau végétal, décrit le responsable de la conservation et de l'éducation au parc national d'Opémican, Ambroise Lycke.

Un kayak est placé près d'un lac, aux abords d'une forêt.

Les plans d'eau situés dans le parc offrent une belle possibilité d'activités.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le cœur du parc, c'est la pointe Opémican, un ancien chef-lieu du flottage du bois au Témiscamingue. Les bâtiments originaux, dont deux ont été restaurés jusqu'à maintenant, font partie de l'offre touristique.

Pendant presque 100 ans, c'était vraiment un petit village ici pour le flottage du bois sur le lac Témiscamingue. C'est très important pour toute l'histoire du Témiscamingue, mais ça a aussi eu une grosse importance sur l'histoire de la région de l'Outaouais et de l'industrie du bois au pays aussi, explique la responsable des services à la clientèle et des services administratifs, Carine Bergeron.

L'histoire du parc d'Opémican sera d'ailleurs racontée aux visiteurs de façon interactive. Les visiteurs pourront la voir et l'entendre tout un au long d'un parcours destiné à recréer l'histoire du flottage du bois.

Une aire protégée depuis des dizaines d'années

L'idée de protéger le site du parc national d'Opémican remonte à 1983, dès la fin du flottage du bois. L'autorisation de créer un parc national de la SEPAQ est toutefois donnée en décembre 2011. Depuis, le directeur du parc, Dany Gareau, a appris à connaître le territoire presque par cœur.

De le voir se transformer tranquillement dans notre tête puis ensuite sur le terrain au fur et à mesure des travaux, c'est quelque chose d'unique que moi je ne revivrai pas comme professionnel, dit-il avec émotion.

Un homme portant un uniforme de la Sepaq accorde une entrevue à la caméra.

Dany Gareau, directeur du parc national d'Opémican

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Les défis de la nature

Les contraintes d'aménagement d'un parc sont nombreuses. Il faut préserver la faune, la flore et l'histoire des lieux. Des défis sur lesquels les gestionnaires ont de l'emprise.

Au cours de la dernière année, ils ont toutefois été confrontés à des catastrophes naturelles sur lesquelles ils n'avaient aucun pouvoir; un feu de forêt en juin 2018 et un pont emporté par la crue des eaux au printemps dernier.

Résultat : un secteur du parc, celui de la rivière Kipawa, n'est toujours pas accessible.

Quand il arrive des éléments plus naturels comme un feu de forêt ou les inondations ce printemps, là, c'est la force de résilience des gens sur laquelle on se repose. Toutes les petites épreuves que nous avons vécues en cours de processus on construit un formidable esprit d'équipe. On a beaucoup de support aussi de notre organisation. On se repose sur les humains lorsque la nature nous met des bâtons dans les roues, confie Dany Gareau.

Un sentier pédestre dans un parc national.

L'un des sentiers du parc national d'Opémican

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Conserver ce joyau

Maintenant que le parc est ouvert à la population et qu'on y estime un achalandage d'environ 7000 personnes uniques cet été, le défi est de préserver la faune et la flore.

C'est de s'assurer de conserver le milieu tout en le faisant découvrir aux gens. La découverte des gens, on ne la fera jamais aux dépens de la conservation du milieu, d'où toutes les mesures en place qu'on met pour caractériser le milieu, explique Ambroise Lycke, responsable de la conservation et de l'éducation au parc national d'Opémican.

Le Parc national d'Opémican sera ouvert jusqu'à la fête de l'Action de grâce. Son arrivée aura certainement un impact majeur sur l'industrie touristique au Témiscamingue, une MRC d'un peu plus de 16 000 citoyens.

Abitibi–Témiscamingue

Tourisme