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La SESAT craint qu’un important plan d’affectation du territoire ne soit « tabletté »

Un homme parle au micro durant une consultation publique.

Serge Bastien lors d'une consultation publique, en 2018

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le manque d’actions concrètes qui a suivi l’adoption d’un important plan de gestion du territoire déçoit la Société de l’eau souterraine (SESAT). L’organisme craint que le Plan d’affectation du territoire public (PATP), un outil visant un aménagement harmonieux du territoire, ne soit tabletté.

En 2012, ce Plan d'affectation du territoire public avait été adopté dans le but de favoriser une gestion cohérente du territoire, notamment afin de protéger certains milieux et garantir le maintien de la qualité de l'eau potable.

On y demandait un arrimage de l'ensemble des ministères et organisations sur le territoire public, qui représente 85 % du territoire, explique M. Bastien. On constate qu'on a fonctionné en silo.

Pour la SESAT, il s'agit principalement d'un outil de planification de l'aménagement du territoire public qui a le potentiel, s'il est mis en œuvre, de réduire les risques de conflits d'usage.

10 ministères

En tout, 10 ministères et organismes sont impliqués.

On constate que malheureusement, on va être encore dans un mode de gestion en réaction, plutôt que dans un mode proactif, déplore le président de la SESAT, Serge Bastien.

Le rapport de mise en œuvre du Plan d'affectation du territoire public (PATP) publié en avril dernier démontre que la majorité des ministères et organismes du gouvernement n'ont pas suffisamment pris en compte les orientations du PATP lors de leurs interventions dans la région, selon la SESAT.

Bien que la plupart des ministères et des organismes aient introduit la prise en compte du PATP dans leur processus d'analyse, il en ressort que les suites données aux orientations du PATP ont été moins importantes pour la plupart d'entre eux. (Extrait du rapport de mise en œuvre du PATP)

Ce plan aurait pu par exemple influencer l'utilisation de certains produits de déglaçage sur des routes qui enjambent des eskers, souligne M. Bastien.

À défaut d'actions concrètes et de concertation, la SESAT croit qu'actuellement la région est divisée et faible face aux intérêts extérieurs, ce qui peut contribuer à alimenter la crise de confiance dans l’État.

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