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Des organismes débordés par la fermeture de la psychiatrie de Saint-Sacrement

Vue extérieure de l'hôpital du Saint-Sacrement et de l'affiche de l'entrée à l'urgence

L'hôpital du Saint-Sacrement

Photo : Radio-Canada

Jean-François Nadeau

La fermeture du département de psychiatrie à l'hôpital du Saint-Sacrement provoque, selon plusieurs organismes communautaires, une surcharge de travail. C'est le cas notamment du Centre de crise de Québec, qui soutient ne plus être en mesure de répondre à la demande.

Les huit lits de l'urgence psychiatrique ont été fermés en novembre dernier. Cette fois, on ferme les 44 lits d'hospitalisation en psychiatrie. Le centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale  (CIUSSS) souhaite miser davantage sur les services communautaires et à domicile.

Une résidence intermédiaire devrait ouvrir ses portes dans les prochaines semaines pour accueillir des personnes dans le besoin. En attendant, les 27 lits sont occupés en permanence au Centre de crise de Québec.

Pour les gens en crise, les gens en détresse, présentement, on manque de lits, que ce soit au Centre de crise de Québec ou à PECH, on manque beaucoup de lits. Quelqu'un part et tout de suite quelqu'un d'autre arrive. Ce sont les urgences des hôpitaux qui nous les réfèrent. On est obligés d'en mettre en attente, explique la directrice générale par intérim, Lyse Lavoie.

Des actions du CIUSSS

Le CIUSSS affirme que 64 nouvelles places mieux adaptées pour les besoins des patients seront créées d'ici septembre pour palier la fermeture du département de psychiatrie de l'hôpital du Saint-Sacrement. Au total, on va investir 8 millions de dollars de plus que présentement dans la région pour consolider l'offre de services.

Le directeur des programmes en santé mentale, Patrick Duchesne, assure que les organismes communautaires seront épaulés.

L'information sur le débordement des organismes communautaires, on l'a apprise via les médias. Déjà, cet après-midi, il y a des démarches qui vont être entreprises pour avoir des données sur la situation et voir ce qu'on peut faire pour les aider, soutient-il.

Cas de plus en plus lourds

Selon des données du CIUSSS, entre 2017 et 2021, le nombre de lits en psychiatrie à Québec sera passé de 327 à 257. Les organismes communautaires se retrouvent à gérer des cas de plus en plus difficiles.

Il y a des cas qui sont trop graves, trop lourds pour les organismes communautaires. C'est beau les fermetures et qu'on nous les refile, mais il faudrait refiler en même temps de nouveaux lits et de l'argent pour avoir plus d'intervenants. On aurait une autre maison et 9 autres lits, ils seraient complets dans une semaine, affirme Lyse Lavoie.

La directrice du Centre de crise se questionne aussi sur l'efficacité des traitements dans le milieu pour certaines personnes en détresse.

Je vois mal comment on peut intervenir à domicile, au moins dans les 5-10 jours que dure l'espèce d'état de vulnérabilité où la personne a vraiment besoin de quelqu'un et d'être encadrée. La crise peut arriver à 14 h comme à 3 h la nuit, souligne Lyse Lavoie.

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Santé physique et mentale