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La belle-mère de la fillette de Granby accusée de meurtre non prémédité

L'écusson de la chemise d'un constable spécial.

Un constable spécial qui assure la sécurité dans un palais de justice.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La belle-mère de la fillette de Granby morte dans des circonstances tragiques à la fin du mois d'avril a été accusée vendredi de meurtre non prémédité au palais de justice de Granby.

La femme de 35 ans faisait déjà face à des accusations de séquestration et de voies de fait graves, mais des rapports récents ont permis à la poursuite de déposer de nouvelles accusations.

Le père a quant à lui été accusé de négligence criminelle ayant causé la mort de sa fille, lui contre qui pesaient des accusations de séquestration, d'abandon d'enfant et de ne pas avoir fourni les choses nécessaires à sa fille.

On n'aurait pas porté d'accusations si on ne considérait pas avoir un dossier qui peut les soutenir. Depuis la dernière date, nous avons notamment reçu des rapports d'autopsie afin de pouvoir prendre nos décisions finales quant à la responsabilité des deux individus, explique la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Laurence Bélanger.

La belle-mère devait subir son enquête sur remise en liberté vendredi. Son avocate, Me Rachel Mineau-Bernatchez, a confirmé à Radio-Canada que cette étape sera reportée.

Avec cette nouvelle accusation, les choses changent. La règle devient la détention et non l'exception, et elle doit présenter une requête à la Cour supérieure pour regagner sa liberté.

Me Laurence Bélanger, procureure aux poursuites criminelles et pénales

Elle demeurera détenue jusqu’à sa prochaine comparution, prévue pour le 27 août. Quant au père de la victime, un homme de 30 ans, le juge a ordonné la semaine dernière qu'il reste incarcéré pour la durée du processus judiciaire.

Une ordonnance empêche de dévoiler toute information permettant d'identifier l'enfant et les témoins. La fillette était connue de la Direction de la protection de la jeunesse.

Des dizaines de personnes font la queue pour entrer dans la salle de cour.

Plusieurs personnes ont voulu assister à l'audience au palais de justice de Granby.

Photo : Radio-Canada

De nombreuses personnes sont présentes, dont la mère biologique de la victime ainsi que d'autres membres de la famille. Des mesures de sécurité spéciales seront appliquées pour veiller à ce que les comparutions se déroulent dans l'ordre.

Des gens ont déposé des dizaines de peluches sur les marches devant le palais de justice. Une pancarte portant l'inscription « On veut de la transparence dans les commissions d'enquête » a également été installée.

Des accusations prévisibles

Il n’est pas surprenant d’observer le dépôt de ces nouvelles accusations, estime l’avocat-criminaliste Charles Côté.

En entrevue à ICI RDI, l’avocat a rappelé que les premières accusations au dossier avaient été déposées rapidement, ce qui laissait présager qu'il y en aurait d'autres.

« Ils ont attendu le résultat de l’autopsie pour voir si d’autres éléments d’enquêtes justifiaient peut-être de pousser un peu plus loin ces enquêtes, voir si d’autres crimes antérieurs auraient pu être découverts », a-t-il expliqué.

En choisissant de déposer des accusations de meurtre non prémédité, le ministère public est, selon lui, d’avis qu’il peut prouver que l’accusée savait que ses gestes violents « étaient de nature à potentiellement causer sa mort, mais qu’elle était carrément insouciante, qu’elle n’avait aucune considération […] que la mort s’ensuive ou non ».

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