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La dualité en éducation n’est pas respectée dans toutes les écoles selon les enseignants

Des élèves attablés à la cafétéria.

Tous les élèves francophones du Nouveau-Brunswick n'ont pas accès à des professionnels non-enseignants dans leur langue maternelle.

Photo : Radio-Canada

Michel Corriveau

L’Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB) dénonce le manque de services professionnels en français dans les écoles. Il s’agit de services offerts par des professionnels de la santé ou des services sociaux, offerts par d’autres ministères que celui de l’Éducation.

L’AEFNB estime que la dualité qui existe en éducation au Nouveau-Brunswick n'est pas toujours respectée. Selon l’organisme, des psychologues et autres spécialistes travaillant dans des écoles francophones sont souvent unilingues anglophones.

Des élèves francophones n’ont donc accès à certains services qu'en anglais.

Ce n'est pas évident de communiquer tes besoins, tes besoins affectifs, dans une deuxième langue, dit Lucie Martin, la présidente de l’AEFNB.

La loi sur l'Éducation est pourtant claire en ce qui a trait à la dualité. Cette loi considère comme du personnel scolaire les préposés aux services sociaux, aux services de santé et aux services de psychologie.

La présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants du Nouveau-Brunswick répond aux questions du journaliste.

La présidente de l'Association des enseignantes et des enseignants du Nouveau-Brunswick, Lucie Martin.

Photo : Radio-Canada

L'AEFNB considère que cette question est une priorité. L’organisme assure l'avoir exposée au ministre Cardy.

Nous avons fait notre travail pour sensibiliser, et on a certainement mis des plans de l'avant. Donc, justement, il est très conscient de ça, souligne Lucie Martin.

Interrogé, le ministre de l'Éducation a avoué ne pas connaître ce défi des écoles francophones.

Je ne suis pas au courant de ça, alors peut-être peut-on discuter parce que ça semble un peu bizarre, mais on peut discuter et prendre les détails et je serai heureux de répondre après, a répondu Dominic Cardy, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

Un problème localisé selon le ministre

Il a été impossible, même après plusieurs jours, de reparler au ministre de ce problème.

Le ministre Cardy répond aux questions des journalistes, devant une murale dessinée par des enfants.

Le ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy.

Photo : Radio-Canada

Son personnel a plutôt envoyé une note du ministre par courriel, où il affirme qu'il n'y a qu'un seul cas dans la province.

À ma connaissance, il s'agit d'une situation particulière, qui est localisée, à la région de Saint John, écrit le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.

Ce constat est toutefois loin de correspondre à celui de l'AEFNB.

C'est assez généralisé partout, même à Moncton on souligne des défis, assure la présidente de l’Association des enseignantes et enseignants francophones du Nouveau-Brunswick.

Elle souhaite que tous les ministères prennent des moyens pour respecter la dualité en éducation.

En éducation, on a droit à la dualité et les services doivent venir à tous les niveaux, soutient-elle.

Sauf que ce défi, auquel est confronté le système d'éducation francophone selon l'AEFNB, est loin d'être reconnu par le ministre de l'Éducation.

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