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Nouveau sursis pour le Marché du Vieux Port

L’enseigne du Marché du Vieux-Port photographiée en contre-plongée.

Le Marché du Vieux-Port cessera ses activités le 12 juin prochain.

Photo : Radio-Canada

Louise Boisvert

La démolition du Marché du Vieux Port est de nouveau reportée. La Ville de Québec a tenté jeudi de convaincre une juge de mettre fin aux tentatives de l'avocat François Marchand d'empêcher le démantèlement des installations. En attendant sa décision, le bâtiment restera en place.

Alors que l'ouverture du Grand Marché battait son plein jeudi sur le site d'Expo-Cité, les avocats de la Ville de Québec s'adressaient à la juge Lise Bergeron de la Cour supérieure pour mettre un terme aux procédures initiées par l'avocat, François Marchand. Il s'agissait d'une requête en irrecevabilité.

François Marchand plaide pour la sauvegarde du Marché du Vieux Port. Il estime que la Ville ne respecte pas les termes de son contrat avec l'ancien propriétaire du site, le gouvernement fédéral.

Il y a trente ans, Ottawa a cédé pour un dollar les installations du Bassin Louise. La Ville s'engageait alors à utiliser l'immeuble aux seules fins d'y aménager un marché public, un parc de détente, des espaces de stationnement desservant le marché et un jardin floral.

François Marchand estime qu'il s'agit d'une condition incontournable. Il affirme qu'en démolissant le bâtiment et en le remplaçant par un marché satellite et saisonnier, la Ville agit de façon illégale.

Le texte est clair et limpide, a insisté l'avocat.

En contrepartie, la Ville souligne que le contrat reste flou sur la définition d'un marché. Il ne donne pas de précisions sur le bâtiment, sur le nombre d'étals qui seraient obligatoires ou encore sur les heures d'ouverture à respecter. Il ne donne pas non plus d'indications à savoir si le marché doit être permanent ou saisonnier.

Le contrat dit "un marché" pas "le marché", a dit l'avocat de la Ville de Québec, Me Éric Michaud.

Il croit que le contrat indique plutôt ce qui ne peut pas se faire sur les terrains. On ne pourrait pas aménager un équipement sportif, un bureau de tourisme ou encore un stationnement indépendant du marché, a-t-il fait valoir.

Marché satellite compromis ?

Appelé à réagir, le maire de Québec a laissé entendre que la première saison du marché satellite était comprise en raison des délais judiciaires. Nous, on est prêt, s'est désolé Régis Labeaume.

Au moment où on se parle, ça peut retarder l'ouverture du marché satellite. On est à la merci du légal.

La démolition du Marché du Vieux Port, le réaménagement du site et l'installation des tentes pour accueillir une vingtaine d'étals pourraient prendre jusqu'à 8 semaines.

Bravo champion, a lancé le Régis Labeaume.

Sauvegarder le bâtiment

La Ville a en main le permis de démolition et le feu vert de la Commission d'urbanisme pour agir. Elle ne peut l'exécuter tant que la juge Lise Bergeron n'aura pas statué sur l'irrecevabilité de la requête de François Marchand.

La juge a demandé à l'avocat de la Ville quelle serait sa proposition si elle rejetait la requête. Est-ce que la Ville s'engage à maintenir les installations du marché, le temps que la cour débatte du fond de la question.

Me Michaud n'avait pas de proposition à faire. Il n'y aura pas de résurrection du marché, a-t-il rétorqué. Le projet de remplacement est déjà retardé.

Sans présumer de la décision à venir, la juge Bergeron a répondu : Je vais en trouver une, s'il y a lieu.

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