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La nouvelles cartographie des zones inondables sème l'inquiétude dans le Grand Montréal

Une rue de maisons mobiles complètement inondée.

Les inondations de 2019 à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Radio-Canada

Avec la nouvelle cartographie des zones inondables dans le nord du Grand Montréal, certaines municipalités verront leurs zones à risque augmenter substantiellement.

C’est ce qui ressort des nouvelles cartes entérinées, jeudi, par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Elles couvrent les secteurs jugés prioritaires, soit la rivière des Prairies, la rivière des Mille Îles et le secteur nord du lac des Deux Montagnes.

Si la municipalité de Sainte-Marthe-sur-Le-Lac a obtenu un statut spécial permettant aux habitants touchés par les inondations de reconstruire leur maison, même s’ils sont en zone inondable, ce n’est pas le cas pour sa voisine : la municipalité de Pointe-Calumet.

Pourtant la municipalité n'est située que quatre kilomètres plus à l’ouest que sa voisine récemment inondée et dispose d’une configuration similaire, le long du lac des Deux Montagnes. Ce que n’a pas manqué de souligner la mairesse Sonia Fontaine.

Comme Sainte-Marthe dispose d’un statut spécial d’intervention sur les zones inondables, on trouve très injuste que Pointe-Calumet ne bénéficie pas de ce statut-là, a-t-elle déclaré à Radio-Canada. Elle indique que la situation actuelle crée beaucoup d’inquiétude chez ses concitoyens qui craignent de voir la valeur de leurs résidences baisser.

Au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, on précise par courriel que « le cas de Sainte-Marthe-sur-le-Lac doit être traité de façon particulière, puisqu’il s’agit d’un incident dû à des facteurs externes, soit la rupture d’une digue ».

Bénédicte Trottier-Lavoie, porte-parole du ministère, précise que « nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec la CMM afin de parvenir à des solutions durables ».

Face aux citoyens qui craignent que le fait de se retrouver en zone inondable hypothèque leur avenir, la CMM s’est voulue rassurante. « Le niveau de risque d’inondation sera assujetti à la qualité de la digue ou de l’ouvrage de protection qui seront installés », a souligné Cédric Marceau, chef d’équipe au Bureau de projet de gestion des risques d’inondation de la CMM.

Il y aura de « la souplesse dans l’application [des règles], de façon à permettre aux gens de ne pas avoir à évacuer de façon arbitraire », a ajouté Pierre Dupuis, hydrologue au bureau de projet, qui évoque notamment la possibilité de construire sur pilotis.

La cartographie des zones inondables de tout le territoire de la CMM doit être achevée d’ici décembre 2020.

« Le cadre réglementaire actuel, découlant de la Politique de protection des rives, du littoral et de la plaine inondable, doit évoluer vers une nouvelle réglementation basée sur une approche de gestion du risque. Les travaux réalisés par la CMM permettront donc au comité d’action sur l’aménagement de redéfinir un cadre normatif », a déclaré dans un communiqué de presse, la présidente de la communauté métropolitaine, Valérie Plante.

D'après les informations de Julie Marceau

Grand Montréal

Politique municipale