•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Santé mentale : le garçon dont la mère refusait de quitter l’urgence a été admis à l’hôpital

Entrée de l'urgence de l'hôpital IWK en mai 2018.

Situé à Halifax, le Centre de soins de santé IWK accueille des enfants des trois provinces maritimes.

Photo : CBC / Craig Paisley

Radio-Canada

Une mère qui avait refusé de quitter l’urgence d’un hôpital d’Halifax avec son fils de 10 ans, dont la santé mentale est préoccupante, dit que l’enfant a finalement été admis à l’hôpital pour enfants IWK.

La mère explique que le comportement de son fils de 10 ans est de plus en plus dangereux pour sa sécurité et celle de toute la famille.

Son fils, affirme la mère, a essayé d’étrangler sa fille âgée de 11  ans, s’en prend physiquement à elle, menace de se tuer et dit qu’il serait mieux mort. Elle dit avoir appelé la police à plusieurs reprises. Aucune mère ne devrait avoir à entendre cela, dit-elle.

Radio-Canada/CBC ne divulgue pas l’identité de la mère afin de protéger l’enfant. La famille vit dans le comté de Pictou, en Nouvelle-Écosse, après avoir vécu dans le Nord de l’Ontario, où le garçon a été évalué par un spécialiste. La mère dit recevoir un soutien limité de l’école et des services à l’enfance depuis que la famille est revenue en Nouvelle-Écosse, il y a un an. Les problèmes ont débuté en 2016 et le comportement du garçon se fait plus dangereux depuis décembre dernier.

Les spécialistes qui ont vu l’enfant se sont risqués à prononcer un diagnostic de trouble explosif intermittent. Ce trouble se caractérise par des épisodes soudains d’agressivité et de violence, tant physique que verbale.

La mère dit avoir amené le garçon à l’urgence quatre fois en trois semaines, à l’Hôpital Aberdeen, à New Glasgow, et au Centre de soins de santé IWK, à Halifax.

Quand le Centre IWK, un hôpital pour enfants qui accueille de jeunes patients des trois provinces maritimes, a décidé mercredi matin que l’enfant pouvait retourner à la maison, la mère affirme s’être sentie abandonnée. Elle a refusé de partir.

Selon la mère, la meilleure chose pour son fils en ce moment serait d’être admis au programme intensif pour les enfants à IWK. Il passerait ainsi toute la semaine à l’hôpital pour être soigné, pendant quatre mois. Mais la mère s’est fait dire qu’il n’y avait pas de lits disponibles, et on a mis le garçon sur une liste d’attente.

S’il avait le cancer ou un os cassé, il serait soigné immédiatement. Mais parce que son cerveau ne fonctionne pas de la manière dont le cerveau d’un enfant doit fonctionner, on le met sur une liste d’attente. Il a besoin d’aide.

La mère

Mercredi, la mère s’est tournée vers les réseaux sociaux pour exprimer son désarroi. Son appel à l’aide a attiré l’attention. Il est facile de comprendre pourquoi des enfants meurent, des adolescents meurent, des adultes meurent, souffrent de dépendances aux drogues, clamait-elle. Je ne veux pas que mon fils fasse partie de ces statistiques.

Elle affirme avoir dit à un psychiatre que si son fils n’était pas pris en charge et renvoyé à la maison, ils finiraient par lire son nom dans la rubrique nécrologique.

La mère dit que, finalement, mercredi après-midi, un psychiatre de l’hôpital a proposé un changement de médication pour le garçon. La mère a soulevé la possibilité que l’enfant soit en danger, le temps que le nouveau traitement fasse effet. L’hôpital a donc décidé de le garder.

La femme ne sait pas pour combien de temps son fils sera hospitalisé et dit maintenant vivre la situation au jour le jour.

Porte-parole du Centre IWK, Nick Cox écrit que tous les patients qui se présentent à l’urgence sont vus par les membres appropriés du personnel médical, incluant des médecins et/ou des professionnels en santé mentale. L’hôpital ne peut commenter la situation précise du jeune homme en raison des lois qui protègent la vie privée des patients.

Le ministère provincial de la Santé, de son côté, précise qu’une ligne de crise pour répondre aux urgences de santé mentale est ouverte 24 heures sur 24, au 1 888 429-8167.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Santé mentale