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Fin de l'itinérance à Regina dans 5 ans? C’est possible, affirment des spécialistes

Un itinérant est assis en bordure d'une voie ferrée, son visage est dissimulé par la capuche de son blouson.

Le nombre de sans-abri à Regina est plus élevé que celui dénombré, en moyenne, dans les autres villes canadiennes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pour mettre fin à l’itinérance dans la Ville Reine, il faudra construire de nouveaux refuges, constituer de nouvelles équipes qui auront la mission d’accompagner les sans-abri et prévoir une enveloppe budgétaire de 63 millions de dollars. Telles sont les recommandations recensées dans un rapport qui a été remis jeudi à la Ville et à la province.

Les membres d’un groupe de travail, mandaté en 2017 par la Ville de Regina, ont mis au point ce plan d’action sur cinq ans. Au cours de leurs recherches, les auteurs ont constaté que 270 places en foyers et en refuges étaient nécessaires pour prendre en charge les itinérants les plus démunis, ceux qui vivent dans la rue tout au long de l’année.

À ce jour, une trentaine de lits sont disponibles dans la capitale saskatchewanaise. La mise en chantier de nouvelles structures d’hébergement temporaire nécessiterait 15 millions de dollars. En tout, la concrétisation de ce plan quinquennal coûterait 63 millions de dollars qui se répartiraient ainsi : 38 millions de dollars en programmes et 25 millions de dollars en investissements.

Les gens qui ont rédigé le document soulignent que l’inaction quant à l’itinérance à Regina représente une somme d'argent plus élevée. Ils parlent d’une facture de 75 millions de dollars, au terme des cinq années à venir, pour les services publics, par exemple la santé et la justice.

La mairie et la province alertées

Jeudi, le maire de Regina, Michael Fougere, et le ministre des Services sociaux, Paul Merriman, ont officiellement pris connaissance du rapport.

Premièrement, il faut stabiliser leur situation [aux sans domicile fixe] et leur donner les services nécessaires. Ensuite, peu importe les obstacles auxquels ils sont confrontés, nous devons les aider à retrouver le chemin de la réussite, commente Paul Merriman, le ministre aux Services sociaux.

Les deux politiciens ont aussi indiqué qu’ils allaient transmettre le rapport au conseil municipal de Regina et au gouvernement provincial, afin de voir comment et dans quelle mesure ils pourront collaborer.

L’itinérance dans la Ville Reine est un fléau qui préoccupe les autorités.

Nous avons clairement un problème chronique et persistant, qui touche les populations autochtones et non autochtones. Surtout lorsqu'on constate que 80 % des personnes dans la rue sont des femmes et des enfants. C'est une grande préoccupation pour nous, s’inquiète le maire de Regina, Michael Fougere.

Le nombre de sans-abri y est plus élevé que la moyenne observée ailleurs au Canada. Les dernières estimations font état de 2000 personnes, à Regina.

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