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Piste d'accélération de Pont-Rouge: le propriétaire contestera le règlement sur le bruit

Deux voitures sur la piste d'accélération de Pont-Rouge

Deux voitures sur la piste d'accélération de Pont-Rouge

Photo : Page Facebook de la piste d'accélération Pont-Rouge

Jean-François Nadeau

Le promoteur de la piste d'accélération de Pont-Rouge entend contester un nouveau règlement municipal qui restreint ses activités. Jacques Lebel estime que son droit acquis est bafoué et qu'on veut l'acculer à la faillite.

Le règlement ayant pour objet de réglementer spécifiquement les nuisances causées par l'utilisation de véhicules en tout genre sur piste a été adopté au début du mois de mai.

Il réduit les jours et les heures où les courses peuvent maintenant avoir lieu.

Dorénavant, il devra y avoir au maximum 13 événements par année le dimanche. Les heures d'ouverture autorisées pour cette journée seront de midi à 17 heures.

On a restreint nos activités du dimanche, malgré le fait qu'il n'y ait jamais eu de plainte, plaide Jacques Lebel. Le dimanche, il n'y a jamais de courses. Ce sont seulement des activités pour des voitures de route. Avant, le dimanche, on avait des activités de mai à octobre. Ça n'a pas de bon sang.

Le samedi, la piste d'accélération de Pont-Rouge pourra être ouverte de 9 h à 18 h et présenter au maximum 10 événements par année. Selon le règlement, la piste ne pourra pas être utilisée la première fin de semaine complète de chaque mois, lors d'un congé férié ou lors de la dernière fin de semaine complète du mois de juillet.

J'ai perdu, depuis ce règlement-là, des compétiteurs qui venaient des États-Unis. Leurs voitures à 3000 chevaux ont besoin d'une heure et demie de refroidissement entre chaque course. Les véhicules de haut niveau du Québec ne sont plus à l'horaire non plus. On perd de la notoriété. On me contraint à faire juste des petites courses, déplore Jacques Lebel.

Une voiture sur la piste d'accélération de Pont-Rouge

Une voiture sur la piste d'accélération de Pont-Rouge

Photo : Page Facebook de la piste d'accélération Pont-Rouge

Compromis

La Ville de Pont-Rouge rappelle qu'elle doit protéger les droits et la qualité de vie de tous les citoyens et entrepreneurs sur son territoire. Le conseiller municipal responsable du dossier croit qu'il s'agit du meilleur compromis possible.

On a fait des consultations avec le promoteur et les citoyens. On n'a pas fait ça du jour au lendemain, sur un coin de table. Ça représente une année de travail, explique Mario Dupont.

Le promoteur souhaiterait que la piste puisse être utilisée en dehors des heures permises pour des véhicules qui ne sont pas aussi bruyants que des voitures de course.

Le magazine RPM vient tester des voitures pour le freinage et la consommation d'essence. Ils ont fait la demande de tester un Mazda 3 et un Toyota Rav4 : refusé par la municipalité. Même chose pour une voiture électrique. C'est pour nous priver de revenus, pour éventuellement nous acculer à la faillite, soutient-il.

La municipalité assure que son but n'est pas de faire fermer la piste et qu'elle est importante pour assurer la sécurité des conducteurs.

C'est ça le problème de monsieur Lebel. Il veut toujours avoir plus. Au lieu de démontrer qu'il est de bonne foi, il essaie toujours d'ajouter autre chose. Il doit utiliser la piste dans les périodes prévues, rétorque Mario Dupont.

En cas de première infraction, le contrevenant s'expose à une amende minimale de 1000 $ pour une personne et de 2000 $ pour une entreprise.

Contestations devant les tribunaux

Les propriétaires de la piste de course Sanair, à Saint-Pie, près de Saint-Hyacinthe, ont contesté quatre contraventions qui avaient été données en vertu d'un règlement municipal similaire à celui de Pont-Rouge. La Cour municipale vient de donner raison aux propriétaires.

Le promoteur de la piste d'accélération de Pont-Rouge veut aller plus loin que de contester les contraventions. Il entend contester la validité du règlement qui, selon lui, brime son droit acquis. La piste existe depuis 1966 et la municipalité a accordé des permis de construction pour des résidences voisines bien des années après l'ouverture du site, allègue-t-il.

Il y a des maisons qui datent d'avant la piste. Eux aussi ont des droits acquis. Il faut essayer de faire une cohabitation, souligne Mario Dupont.

Le promoteur organise un championnat, le 22 juin à la piste d'accélération de Pont-Rouge, pour financer une contestation judiciaire.

S'il veut tester notre réglementation devant les tribunaux, il a le droit. Présentement, la Coalition avenir Québec parle de prendre le modèle de Pont-Rouge parce que le problème se vit à la grandeur du Québec. On ne doit pas être si pires, soutient Mario Dupont.

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