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Demande d'annulation du démantèlement des campements de sans-abri

Radio-Canada

Un groupe de défenseurs des intérêts des itinérants de Winnipeg demande à la Ville d'annuler son projet de démantèlement de camps de sans-abri au centre-ville.

Je pense que c'est ridicule [de démanteler ces camps] , affirme la coordinatrice du Mama Bear Clan, un groupe de patrouilles qui aide les personnes vulnérables à Point Douglas, Alexa Legere.

Une pétition, signée par plus de 700 personnes, qui demande à la Ville de modifier ses plans sera présentée au maire Brian Bowman le 25 juin.

En mai, la Ville a lancé un appel d’offres sur son site Internet, à la recherche d’un entrepreneur qui pourrait notamment se débarrasser des déchets volumineux tels que des matelas, des bâches et des chariots d’épiceries, qui constituent des abris temporaires pour sans-abri.

La compagnie embauchée serait également responsable de la collecte et de l'élimination des déchets tels que les aiguilles et les préservatifs, précise la Ville dans son appel d’offres.

Un porte-parole de la Ville de Winnipeg dit que la Ville examine actuellement les offres qu'elle a reçues.

[L’appel d’offres] donnait l'impression que les sans-abri avaient un lien avec les déchets, ce qui n'est pas le cas, ajoute Mme Legere. Ce ne sont pas tous les gens qui consomment des drogues ou qui produisent des déchets.

L'administration municipale dit vouloir prendre toutes les précautions raisonnables pour protéger la santé et la sécurité des personnes vivant dans les campements temporaires, affirmait le mois dernier le porte-parole de la Ville, Ken Allen.

Alexa Legere croit que le démantèlement des camps ferait plus de tort que de bien. La Ville devrait plutôt chercher des solutions pour aider les personnes vivant dans la rue.

Il s'agit de leur maison, dit-elle. Ça va être plus traumatisant pour eux. Ils vont tout perdre et repartir à zéro, affirme Mme Legere.

Une femme à lunettes sourit à la caméra.

Alexa Legere croit que le démantèlement des camps ferait plus de tort que de bien.

Photo : Alexa Legere

Elle dit que plus d'une douzaine d'agences, y compris le Main Street Project, avaient signé une lettre ouverte appelant à l'annulation de l’appel d’offres et à de nouvelles consultations ainsi qu'à l’élaboration d’un plan pour les sans abri.

On a beaucoup de problèmes à résoudre dans la province. Ça pourrait contribuer à réduire le nombre de sans-abri, croit la directrice du logement de transition de Main Street Project, Adrienne Dudek.

Alexa Legere affirme avoir reçu un courriel du bureau du maire acceptant leur demande de rencontre la semaine prochaine. Elle dit avoir hâte de faire part de ses préoccupations et de partager ses idées avec M. Bowman.

Le refuge pour sans-abri, Siloam Mission, dit ne pas avoir signé la pétition.

On n'a rien signé, on n'a pas encore pris position, précise le responsable des communications, Luke Thiessen.

Il ajoute que les portes de Siloam Mission sont toujours ouvertes pour ceux qui ont besoin d'un abri.

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