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Le Parti libéral propose la création d'un service de police provincial au Manitoba

Un homme en veston tenant des documents, entouré de plusieurs personnes diverses, devant un micro tendu par Radio-Canada, à l'extérieur du palais législatif.

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, était entouré de plusieurs de ses candidats, jeudi matin, pour cette annonce électorale.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Radio-Canada

Au lendemain de la décision de Brian Pallister de tenir des élections anticipées le 10 septembre, le Parti libéral du Manitoba y va d'une première promesse : il s’engage à créer un service de police provincial s'il est élu.

Créer une force de police provinciale permettrait de réduire les écarts entre les communautés urbaines, rurales et du nord, selon le chef du parti, Dougald Lamont.

Présentement, la province du Manitoba a des ententes avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour ses services policiers, mais beaucoup de régions rurales ou du nord n'ont pas, ou plus, de détachement de la GRC et les gens se sentent abandonnés, dit ce dernier.

Les recrues [de cette nouvelle force] seraient formées au Manitoba et refléteraient la population du Manitoba, ajoute M. Lamont.

Le chef libéral précise que ce service serait établi en collaboration avec les Premières Nations et avec l'Association des municipalités du Manitoba, et que l’objectif n’est pas de « remplacer » entièrement la GRC, qui conserverait un rôle de police fédérale. Il s’agit de « compléter le travail de la GRC et des services de police des Premières Nations ou municipaux ».

Il estime que cette nouvelle force n’exigerait pas plus de financement, puisqu’elle reprendrait des contrats exécutés par la GRC. La province dépense ainsi 151 millions de dollars, dit-il.

Le Parti libéral annonce aussi qu’il veut partager 25 % des revenus du cannabis de la province avec les municipalités.

Dans une déclaration écrite, le ministre de la Justice du Manitoba répond que cette promesse des libéraux est « risquée ».

Notre gouvernement a entretenu des partenariats solides avec la GRC et les services de police municipaux à travers le Manitoba, déclare Cliff Cullen, et nous sommes déterminés à leur apporter le soutien dont ils ont besoin pour assurer la sécurité des familles chez elles et dans leurs communautés.

C’est la raison pour laquelle nous avons prévu une augmentation des effectifs de la GRC de 27 agents cette année et avons investi 2,3 millions de dollars supplémentaires dans les services de police provinciaux, ce qui porte notre investissement total à 205 millions de dollars cette année.

Jour 1 de la campagne « non officielle »

Les libéraux précisent qu'ils ont l'intention de parler de bien des sujets avant et pendant cette campagne : emploi, pauvreté, entreprise, climat, santé et éducation, mais ils souhaitaient marquer le coup, jeudi, en abordant le dossier de la justice.

Si on ne se sent pas en sécurité chez nous, les autres choses ne sont pas tellement importantes. C'est quelque chose de fondamental, souligne Dougald Lamont.

Il explique par ailleurs que le parti avait prévu de faire cette annonce jeudi, avant même de savoir que le premier ministre dévoilerait, la veille, une date pour les élections anticipées.

Ça nous donne l’opportunité de parler avec plus de gens, de s’organiser, mais aussi [d'exprimer] nos idées. Alors on va faire des annonces, au moins une par semaine jusqu’à ce que l’élection commence officiellement.

C’est aussi pour démontrer qu’il y a une autre option pour les Manitobains. C’est pas juste une question de choisir entre le NPD et les conservateurs qui n’ont pas beaucoup changé, conclut-il.

Manitoba

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