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Une femme poursuit un agent de la GRC pour son interrogatoire « misogyne »

Une femme est assise à une table face à un agent de la GRC dans une salle d'interrogatoire.

Vidéo de l'interrogatoire d'une jeune femme autochtone par un agent de la GRC en 2012

Photo : Courtoisie - GRC

Radio-Canada

Une femme autochtone intente une poursuite contre l'agent britanno-colombien de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui l’a interrogée lorsqu'elle a voulu signaler une agression sexuelle en mars 2012.

Une vidéo de l’interrogatoire a été publiée en mai. On peut y entendre le policier demander à la femme si elle n'était pas un peu « excitée » par l’attaque. La vidéo a suscité l'indignation de plusieurs députés fédéraux et un examen par la GRC.

La femme, qui ne peut pas être identifiée parce qu’elle était mineure au moment de l'interrogatoire, nomme dans sa poursuite le caporal Kenneth Hall, de la GRC de Kelowna, le procureur général du Canada et le ministre de la Justice de la Colombie-Britannique.

Elle allègue que l’interrogatoire de deux heures était dégradant, insultant et abusif.

Elle prétend que les questions de M. Hall démontraient « une attitude misogyne et arrogante en rupture avec les normes auxquelles devrait se plier un membre de la GRC formé de manière professionnelle ».

La plaignante dit avoir répondu aux questions, car elle avait l’impression qu’elle était là pour signaler une agression sexuelle grave, mais qu’elle a été traitée comme une suspecte de méfait public. Elle ajoute que M. Hall et d’autres ont utilisé l’interrogatoire pour la punir.

La vidéo de 2012 a été rendue publique après une poursuite en cour civile contre un ancien travailleur social de Kelowna. Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a traité son contenu de « répugnant » et, ce mois-ci, la GRC a lancé une enquête interne.

Demande d'indemnisations pour stress post-traumatique

Dans les documents déposés à la Cour suprême de la Colombie-Britannique, la jeune femme affirme qu’en raison de l'interrogatoire de la GRC elle souffre du syndrome de stress post-traumatique, de dépression, d’angoisse, de choc nerveux et d’insomnie, en plus de faire des cauchemars et d'avoir tenté de se suicider.

Elle demande à être indemnisée. Les allégations n’ont pas encore été prouvées en cour. M. Hall et les autres accusés n’ont pas encore présenté leur défense.

La GRC affirme que M. Hall n’accorde pas d'entrevue et a renvoyé CBC News à une déclaration faite par la sous-commissaire Jennifer Strachan il y a quelques semaines.

« Ce n’est pas conforme aux attentes du public ou aux normes et pratiques qui s’appliquent actuellement aux enquêtes sur les agressions sexuelles et au soutien des victimes », dit le communiqué.

Avec les informations de Rafferty Baker

Colombie-Britannique et Yukon

Forces de l'ordre