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11 septembre 2001: les poursuites judiciaires autorisées

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2003 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un juge fédéral de New-York autorise les proches de 70 victimes des attentats à poursuivre United et American Airlines, Boeing, les propriétaires du World Trade Center et l'agence chargée de la sécurité des aéroports.

Un juge fédéral de New-York autorise la poursuite des actions judiciaires contre des compagnies aériennes, un fabricant aéronautique ainsi que les propriétaires du World Trade Center pour les blessés et les morts dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Dans un arrêt de 49 pages, le juge Alvin Hellerstein rend une décision permettant aux proches de 70 victimes, qui avaient choisi de poursuivre ces sociétés plutôt que de réclamer des indemnisations auprès d'un fonds fédéral spécialement constitué, de continuer leur démarche.

Les poursuites concernent United et American Airlines, ainsi que Boeing, le fabricant des avions utilisés dans les attentats, de même que l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du World Trade Center. Argenbright Security, société chargée de la sécurité des aéroports, est également visée.

Le juge Alvin Hellerstein base son jugement sur les accusations de la poursuite qui maintient que l'Autorité portuaire n'a pu fournir de plans d'évacuation appropriés. Elle accuse également les compagnies aériennes et l'agence de sécurité aéroportuaire de n'avoir pu prévenir les attentats. Selon elle, Boeing aurait en outre dû envisager de meilleurs systèmes de sécurité pour le cockpit.

«Si les actes des terroristes eux-mêmes étaient sans aucun doute atroces, je ne pense pas pour autant que les mis en cause au sein du WTC soient absous de toute responsabilité, étant donné surtout les allégations concernant la connaissance par les accusés de la possibilité d'actes terroristes, d'incendies importants ou même d'accidents d'avions sur le World Trade Center», explique le juge.

De leur côté, les accusés affirmaient que ces poursuites devaient être abandonnées parce qu'ils n'avaient pas la responsabilité d'anticiper et de prévenir les attentats.

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