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« Je ne suis pas fou, je suis innocent » - Justin Bresaw

Justin Bresaw, 35 ans

Justin Bresaw

Photo : Service de police d'Ottawa

Piel Côté

Le retour en cour de Justin Bresaw fut à tout le moins mouvementé, jeudi matin, à Amos. Même si son avocate Me Julie Bolduc a annoncé qu'elle continuerait de défendre celui est accusé d'un triple meurtre, ça n'a pas empêché Bresaw d'interrompre la cour en se proclamant innocent du crime dont il est accusé, et ce, à de multiples reprises.

L'audience qui se tenait jeudi matin devait uniquement servir à déterminer si Me Bolduc allait continuer à défendre les intérêts de Justin Bresaw. La défense a annoncé qu'elle continuerait de siéger auprès de l'accusé. Je vais faire de mon mieux pour le représenter, indique-t-elle au juge de la Cour Supérieure du Québec, Étienne Parent.

Elle a donc retiré sa motion de ne plus représenter Justin Bresaw. Une motion qui avait été déposée le 13 mai dernier.

Mais c'est plutôt le comportement de l'accusé qui a retenu l'attention jeudi matin.

Je ne suis pas coupable, a-t-il lancé, en anglais, à quelques reprises lorsque le juge lui a demandé s’il voulait ajouter un commentaire après que son avocate ait confirmé son intention de continuer à siéger.

Il a fallu que le juge et sa propre avocate, tous deux présents via la visioconférence, l’interrompent poliment pour que Bresaw ne cesse de s’adresser au tribunal.

Puis, quelques minutes plus tard, alors que les parties tentaient de trouver une date pour la prochaine audience, Bresaw a repris la parole.

Cette fois, sur un ton un peu plus acrimonieux. Ai-je dit que j'étais fou? Je ne suis pas fou, je ne veux pas plaider l'article 16, a-t-il affirmé sur un ton agressif.

Le juge lui a répondu qu’il lui avait déjà donné la possibilité de s’adresser au tribunal. Et j'avais dit non, a répondu Bresaw du tac-au-tac, ajoutant malgré tout que son avocate ne faisait pas un bon travail, puisqu’il ne voulait pas être défendu en vertu de cet article du Code criminel.

L'article 16 consiste en la non-responsabilité criminelle, cette même non-responsabilité criminelle que son avocate avait évoquée à la fin du procès.

Bresaw en isolement à Québec

L'audience s'est conclue lorsque les parties se sont entendues sur la prochaine date, soit le 27 juin prochain.

À ce moment, Me Bolduc devra confirmer si oui ou non, elle produira une défense. Son intention est de le faire, c’est du moins ce qu’elle a annoncé lors de l’audience. Elle n’avait toutefois pas pu parler à son client au cours des derniers jours, puisque Bresaw est détenu en isolement au centre de détention de Québec et qu'il ne peut que sortir une heure par jour.

Dans le cas où aucune défense ne serait présentée, le juge Parent a fait savoir que la prochaine étape sera celle des représentations sur sentence.

Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites