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La Colombie-Britannique épinglée pour ses soins aux jeunes les plus vulnérables

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.

Le ministère provincial des Enfants et du Développement de la famille doit améliorer les services résidentiels sous contrats à destination des jeunes les plus vulnérables.

Photo : iStock

Radio-Canada

La vérificatrice générale de la Colombie-Britannique dénonce les manquements de la province en matière de services résidentiels sous contrats, à destination des enfants et des jeunes pris en charge.

Dans un rapport publié mercredi, Carol Bellringer dévoile que le ministère des Enfants et du Développement de la famille ne présente pas un contrôle efficace de ses services résidentiels confiés à des entreprises sous-traitantes.

« Les enfants et jeunes pris en charge pourraient ne pas recevoir les services dont ils ont besoin parce que le ministère n’a pas suffisamment établi de normes de qualité auprès des services résidentiels sous-traités et ne contrôle pas adéquatement la qualité des soins que ses sous-traitants fournissent », dénonce Mme Bellringer.

Ces services incluent notamment le logement et les repas de quelque 1150 mineurs parmi lesquels certains présentent des « besoins très complexes. »

Un système de gestion inadapté

La vérificatrice cite en exemple le cas d’enfants autochtones pouvant être placés sans que l’on tienne compte de leurs origines culturelles.

« Cela arrive en partie parce que le ministère n’avait pas évalué le besoin en placements au sein des services résidentiels sous-traités ni établi de plan pour fournir ces services en bonnes quantités et qualité, » écrit Carol Bellringer.

Elle reproche également au ministère une approche en réaction aux situations d’urgence plutôt qu’une politique préétablie, laquelle permettrait une meilleure gestion des services résidentiels sous-traités.

Selon ses observations, le ministère n’a pas mis en place un cadre efficace de gestion des marchés. Ses employés n’ont pas reçu la formation adéquate ni le soutien qu’il leur faut.

Cela a mené à des contrats entre le ministère et les prestataires de services qui n’étaient pas focalisés sur les résultats pour les enfants et les jeunes.

Carol Bellringer, vérificatrice générale

« On croit fermement que cela [l’évaluation] leur fournira un meilleur plan afin d’établir un cadre de travail constructif et holistique qui les aidera tous à se départir d’une réaction à court terme aux crises, » a-t-elle précisé en entrevue.

La ministre réagit

Dans un long communiqué, Katrine Conroy, la ministre des Enfants et du Développement de la famille, a tenu à défendre son bilan tout publiant son mea culpa en conclusion :

Bien que des changements aient été apportés, des résultats probants n’ont jamais été atteints. Cela doit cesser

Katrine Conroy, ministre des Enfants et du Développement de la famille de la Colombie-Britannique

« Je reconnais que nous avons encore beaucoup à faire pour réformer le système, améliorer les contrôles et adapter nos services afin de répondre au mieux aux besoins des enfants, des jeunes dont nous nous occupons, ainsi qu’à ceux de leurs familles », conclut-elle. Mme Conroy ajoute que les représentants des enfants, de la jeunesse, et « les autres tirent la sonnette d’alarme depuis des années sur la façon dont le ministère a géré le système résidentiel sous-traité ».

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale