•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des citoyens veulent sauver l’épicerie de Saint-Sylvère

Caroline dans une allée de l'épicerie

Caroline Boucher tient à ce que l'épicerie de Saint-Sylvère reste ouverte.

Photo : Radio-Canada

Marilyn Marceau

« On a vraiment besoin de cette épicerie-là, sinon on devient un village fantôme et ça, ça ne nous tente pas », lance Caroline Boucher, l’une des résidentes de Saint-Sylvère qui se bat pour garder la seule épicerie de la municipalité ouverte.

Les propriétaires de l’épicerie voulaient vendre l’entreprise et n’ont trouvé personne intéressé à acheter le commerce et à conserver sa vocation. L’épicerie vend non seulement de la nourriture, mais aussi des produits de quincaillerie et de la marchandise pour les fermes, comme de la moulée pour les animaux.

Des résidents inquiets de voir leur épicerie disparaître ont décidé de former la Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère. On a parti la coopération dans le but de sauver le commerce, raconte Caroline Boucher.

C’est un petit village, c'est une petite communauté, on a déjà perdu notre école, on ne peut pas se permettre de perdre l'épicerie.

Caroline Boucher, administratrice de la Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère

Les citoyens sollicités

La Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère travaille depuis environ un an à monter le projet et amasser le financement nécessaire pour reprendre l'épicerie.

Il lui manque cependant 60 000 $ pour avoir accès à un financement d'Investissement Québec qui lui permettra d'acheter l'épicerie et elle en a besoin le plus vite possible.

La coopérative a donc décidé de convier les citoyens à une rencontre publique mercredi soir, pour les inciter à acheter une carte de membre, au coût de 200 $, ou à faire des dons.

En quelques jours, la coopérative a réussi à amasser un peu plus de 30 000 $.

Des personnes assises dans une église

Environ 175 personnes ont participé mercredi soir à la rencontre organisée par la Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère.

Photo : Coopérative de solidarité de Saint-Sylvère

L’autre épicerie la plus proche est à Daveluyville, ce qui représente un aller-retour d’environ 20 minutes.

Retarder sa retraite pour la cause

Quand on lui demande pourquoi il veut vendre son commerce, Robert Leblanc répond qu’il est trop vieux. Je suis rendu à 76 ans!, s’exclame-t-il en souriant.

Homme dans l'allée d'épicerie

Robert Leblanc, 76 ans, est l'un des copropriétaires de l'épicerie de Saint-Sylvère.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Deux des trois propriétaires de l’épicerie veulent prendre leur retraite et le troisième, le fils de Robert Leblanc, veut s’orienter vers un autre domaine.

M. Leblanc a commencé à travailler à l’épicerie de Saint-Sylvère comme gérant en 1986 et il l'a achetée dix ans plus tard, en 1996.

Bien qu'il aime son métier, Robert Leblanc sent qu'il est temps de tirer sa révérence, mais il a accepté de rester un peu plus longtemps en poste, pour aider la coopérative à réaliser son projet.

J’ai choisi de rester, parce les gens me l’ont demandé. [...] Étant donné que j’ai une bonne santé, j’ai dit:”je vais continuer”.

Les gens prennent à coeur le fait que c’est important d’avoir [une épicerie] dans la place.

Robert Leblanc, copropriétaire de l’épicerie de Saint-Sylvère
Homme qui pèse des tomates

Robert Leblanc travaille à l'épicerie de Saint-Sylvère depuis plus de 30 ans.

Photo : Radio-Canada

Il est ravi de voir que des gens se mobilisent pour garder l’épicerie en vie. Sans épicerie, il y aurait un désert alimentaire, dit-il.

Robert Leblanc va donc assurer la transition avec plaisir.

Moi j'ai dit, si vous manifestez de l'intérêt pour l'épicerie, pour le petit commerce qu'on a ici, je ne veux pas fermer, je vais vous suivre, je vais vous accompagner encore un boutte.

Mauricie et Centre du Québec

Affaires