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Trans Mountain : les équipes de réaction rapide en cas de déversement se préparent

Michael Lowry en premier plan, sur un ponton, avec le détroit de Georgia en flou derrière.

Michael Lowry, le porte-parole de l'entreprise responsable du nettoyage des côtes après un déversement de pétrole, faisait part de son inquiétude après la suspension du projet d'oléoduc l'été dernier.

Photo : Megan Thomas/CBC

Adrien Blanc

Avec l’approbation du doublement du pipeline Trans Mountain, l’entreprise responsable du nettoyage des côtes après un déversement d’hydrocarbure en Colombie-Britannique reprend la construction de plusieurs bases d'intervention maritime.

La Western Canada Marine Response Corporation (WCMRC) s’apprête à reprendre les travaux de six nouvelles bases d'intervention, pour la plupart situées sur l’île de Vancouver, équipées de 40 nouveaux bateaux.

Leur construction avait été interrompue l’été dernier lorsque la Cour d'appel fédérale avait annulé un décret qui permettait l’expansion du pipeline Trans Mountain.

Maintenant que le gouvernement fédéral a annoncé la reprise du projet, le porte-parole de la WCMRC, Michael Lowry, estime que l’entreprise va pouvoir embaucher les 120 nouveaux employés qui étaient prévus pour mettre en place le plan de réaction fédéral en cas de déversement de pétrole dans l’océan.

« Notre coût de fonctionnement va passer d’un peu moins de 20 millions de dollars à près de 50 millions de dollars [par année] », explique Michael Lowry. L’essentiel de la facture sera payé à l’aide d’un péage installé à la sortie de l’oléoduc Trans Mountain.

Le Canada fonctionne sur un modèle du pollueur-payeur donc tous nos coûts de fonctionnement sont payés par l’industrie et non par le gouvernement ou l’argent du contribuable.

Michael Lowry, porte-parole de la WCMRC

Ainsi, Michael Lowry ne pense pas que le fonds vert annoncé par le premier ministre canadien, mardi, pour investir les revenus du pipeline dans la transition écologique, servira à financer les équipes de réaction rapide en cas de marée noire.

En parallèle, la WCMRC continuera d'intervenir sur 27 000 km de côtes le long desquelles circulent des bateaux commerciaux, même si Michael Lowry reconnaît que le plus grand risque de déversement de pétrole se trouve le long de la côte sud de l’île de Vancouver où passent les bateaux en provenance et en direction des États-Unis et de l’Asie.

Dans le port de Vancouver et sur la côte sud de la province, notre temps de réaction est d’environ une heure.

Michael Lowry, le porte-parole de la WCMRC

Avec l'expansion de la capacité de l’oléoduc Trans Mountain, Michael Lowry estime que la proportion du transport d’hydrocarbures par rapport au trafic maritime commercial le long des côtes de Colombie-Britannique passera de 2 à 12 %.

L'association environnementale Georgia Strait Alliance craint cependant que le plan de réaction en cas de déversement soit insuffisant.

Dans un communiqué diffusé mardi, sa directrice générale Christianne Wilhelmson a déclaré : « Le vent, les vagues et les courants rendent les efforts impossibles, ou très limités, 198 jours par an à l'entrée du détroit de Juan de Fuca, près de Port Renfrew. »

Colombie-Britannique et Yukon

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