•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les communautés LGBTQ+ semblent de mieux en mieux acceptées en Saskatchewan

Des drapeaux de la Fierté soufflés par le vent.

Sur un échantillon de 400 personnes interrogées, 78 % affirment que la Saskatchewan accueille favorablement les personnes homosexuelles, transgenres, bispirituelles et autres.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les Saskatchewanais sont de plus en plus nombreux à considérer que leur province est accueillante envers les communautés LGBTQ+. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par l’Université de la Saskatchewan pour le compte de Radio-Canada/CBC.

Quatre cents personnes ont été interrogées de manière aléatoire. De ce nombre 78 % déclarent être assez ou tout à fait d’accord pour dire que la Saskatchewan est devenue plus accueillante à l’égard de la communauté LGBTQ+ au cours des cinq dernières années. À noter que sur cet échantillon, 5 % des personnes sondées se sont présentées comme étant membres de la communauté LGBTQ+.

Les résultats n'ont pas été anticipés

Ces résultats étonnent celles et ceux qui ont réalisé cette étude. Pour être honnête, je ne pensais pas que ce serait aussi élevé, commente Jason Disano, directeur des laboratoires de recherche en sciences sociales de l'Université de la Saskatchewan.

Un homme maquillé avec exagération et habillé en femme prend la pose avec un léger sourire en coin et tient dans sa main droite un éventail déployé.

Sœur Aida Baguette constate qu'en Saskatchewan, les mentalités en matière d'acceptation des communautés LGBTQ+ évoluent dans le bon sens.

Photo : Radio-Canada / Heidi Atter

Sœur Aida Baguette fait partie des habitués des défilés de la Fierté organisés, tous les ans, en juin à Regina, à Saskatoon, entre autres. Ce personnage haut en couleur se souvient du temps, pas si lointain, où les participants à ces rassemblements portaient des masques de peur de perdre leur emploi ou d’être persécutés.

Maintenant, les gens s’affichent ouvertement. Et ceux d'entre nous qui portent des masques, du maquillage ou quoi que ce soit le font pour s'exprimer, pas pour cacher leur identité.

Sœur Aida Baguette

Autre exemple illustrant l’évolution des mentalités, la Municipalité de Moose Jaw a récemment fait installer des toilettes non genrées dans ses parcs.

Tout n’est pas rose pour autant, souligne Claire Carter, professeure adjointe en genre, religion et études critiques à l'Université de Regina. Ses recherches portent notamment sur l'identité de genre et la théorie queer.

Les préjugés persistent

Je pense que nous acceptons beaucoup plus les lesbiennes et les gais. Pour ce qui est des transgenres, des bispirituels ou des personnes homosexuelles de couleur, c’est autre chose.

Elle ajoute que plusieurs membres de la communauté LGBTQ+ sont victimes, en Saskatchewan, d’agressions verbales ou physiques en raison de leur orientation sexuelle. Selon elle, l’homophobie reste une réalité dans la province.

Méthodologie :

Le Laboratoire de recherche en sciences sociales de l'Université de la Saskatchewan a mené un sondage pour le compte de CBC et a enquêté auprès de 400 Saskatchewanais joints par téléphone cellulaire et ligne fixe de manière aléatoire. La marge d’erreur est de + ou - 4,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Saskatchewan

Communauté LGBTQ+