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Mécontentement à Saint-François quant à la fermeture du point de service d'UNI

Deux hommes devant une caisse populaire dehors.

Rino Levasseur, citoyen et instigateur de la pétition (gauche) et Joey Landry, citoyen et propriétaire du magasin BMR (à droite).

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Les gens de Saint-François sont mécontents de la fermeture de leur point de service d'UNI Coopération financière. Ils espèrent réussir à faire changer d'avis les responsables de cette décision.

Des représentants d'UNI Coopération financière ont rencontré des membres de la communauté de Saint-François-de-Madawaska, mercredi après-midi, pour discuter de la fermeture du point de service.

Il s'agit d'une réunion ordinaire qui doit avoir lieu dans chacune des 12 points de service touchés par l'annonce de fermeture en mai dernier.

Les résidents espéraient toutefois renverser la décision de l'institution financière.

La caisse de Saint-François-de-Madawaska.

La caisse de Saint-François-de-Madawaska est l'une des 12 succursales d'UNI Coopération financière qui vont fermer définitivement leurs portes cet automne.

Photo : Radio-Canada

L'émotion était palpable dans la salle. Les représentants d'UNI ont tenté de calmer le jeu en offrant des options pour faciliter la transition vers la fermeture de ce point de service.

Bien des suggestions ont été avancées, que ce soit des formations pour l'utilisation d'outils en ligne ou encore la mise en place d'un transport pour ceux qui n'ont pas de moyens de se rendre au point le plus près, sois celui de Clair.

Toutefois, ce que les gens présents voulaient réellement, c'était qu'on leur annonce que le point de service de Saint-François reste ouvert, ce qui ne s'est pas produit.

Bien des membres de l'institution financière ont quitté la réunion plus déçus qu'ils ne l'étaient en arrivant.

Trois personnes sortent d'une caisse populaire.

Les gens étaient déçus en sortant de la réunion avec les représentants d'UNI, mercredi, à Saint-François.

Photo : Radio-Canada

C'est la deuxième fois qu'on rencontre les gens de la caisse et c'est la même rencontre les deux fois. Ce sont les mêmes statistiques qu'ils nous sortent puis ils n'ont aucune ouverture d'esprit. Ce sont de bonnes gens, mais ils n'ont pas l'intention de changer leur décision, partage Joey Landry, propriétaire du magasin BMR à Saint-François.

Les gens sont mécontents de cette décision, ajoute-t-il.

À la suite de l'annonce de la fermeture des 12 points de services d'UNI en mai dernier, une pétition a circulé à Saint-François pour contrer la décision.

J'avais à peu près comme 630 à 650 noms. J'avais une quinzaine de lettres d'entreprises que je leur ai remis

Rino Levasseur, citoyen et instigateur de la pétition

C'est certain qu'il y a du monde d'Edmundston ou de Clair ou des environs parce que c'est du monde qui viennent travailler dans la localité. Ils arrêtent au guichet ici ou ils font des affaires ici. Donc, c'est ça la pétition que j'ai donnée, explique M. Levasseur.

La pétition a été remise aux responsables d'UNI lors de la réunion. L'instigateur de la mobilisation espère que ces derniers prendront l'affaire au sérieux.

Des citoyens ont indiqué à Radio-Canada qu'ils ne comptaient pas en rester là. Ils affirment avoir plusieurs idées pour mobiliser la population et tenter d'annuler la fermeture de leur point de service.

La réponses d'UNI

La réunion visait à trouver des compromis avec la communauté de Saint-François, explique la directrice de l'expérience client chez UNI Coopération financière, Julie Francoeur.

Souvent avec ces rencontres, on arrive à trouver des solutions gagnantes pour tout le monde, compte tenu de la fermeture du point de service , dit-elle.

Il y a seulement 8 kilomètres entre les deux points de service [celui de Saint-François et celui de Clair, tout près], alors on croit qu'on est a 8 kilomètres d'un compromis.

À Saint-François, la rencontre a été difficile et émotive aujourd'hui, autant pour les personnes de la communauté que pour nous

Julie Francoeur, directrice de l'expérience client chez UNI

Mme Francoeur comprend les demandes des résidents de la région qui tiennent à leur point de service, mais elle ajoute que cette formule est incompatible avec la réalité de l'industrie financière. Il est beaucoup plus désavantageux pour UNI de garder ces points de service ouverts que pour les résidents qui devront parcourir 8 kilomètres pour se rendre à la communauté voisine, selon elle

Malgré les désagréments ressentis durant la réunion, Julie Francoeur se sent très optimiste et elle est convaincue qu'UNI et les gens de Saint-François réussiront à s'entendre.

Avec les renseignements de Kassandra Nadeau

Nouveau-Brunswick

Finances personnelles