•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mégahôpital : l’expertise des personnes à mobilité réduite mise à profit

En plus de participer au comité de travail, Eric Gilbert a assisté à une simulation des nouvelles installations dans une salle en soins intensifs recréée pour l'occasion.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Radio-Canada

Des personnes à mobilité réduite participent aux comités de travail pour la construction du nouveau complexe hospitalier du CHU de Québec. L’idée est de permettre aux concepteurs du projet d’ajuster certains éléments physiques de l’hôpital en fonction des besoins de différents types de patients.

Lors d’une simulation dans une salle de soins intensifs créée pour l’occasion, Eric Gilbert a été en mesure de donner quelques commentaires à l’équipe. Ce dernier est paraplégique et collabore aux travaux, qui devraient s’échelonner jusqu’en 2025, en vue de l’ouverture de ce mégahôpital.

J’ai amené mon expérience personnelle de 22 ans en fauteuil roulant, souligne-t-il. Il s’est donc assuré que les portes dans les couloirs soient conçues pour aider les personnes à mobilité réduite et il a aussi posé des questions sur la hauteur des tables d’examen. De nombreux éléments qui permettent d'éviter les obstacles dans l'hôpital.

Et ces obstacles, Eric Gilbert les connaît bien. Il souhaite donc que dans un complexe hospitalier comme celui du mégahôpital de Québec, l’expérience soit la plus agréable possible sur le plan des déplacements et de l’utilisation des appareils.

Le patient au cœur des préoccupations

Dès les débuts du projet de nouveau complexe hospitalier, c’était primordial d’inclure la vision des patients dans les décisions, précise le directeur clinique Luc Gagnon. On invitait des clients pour entendre leurs préoccupations, qui de mieux qu’un patient pour nous dire de ne pas aller dans ce sens.

D'après le directeur, ce sont cinq à six personnes à mobilité réduite qui ont participé aux comités de travail depuis le début du projet. Luc Gagnon croit qu’avec les normes actuelles concernant l'accessibilité dans les espaces publics, il était déjà possible de prendre de bonnes décisions. Mais selon lui, l’apport des patients de différentes catégories permet de faire des améliorations.

Ça nous permet de nous ajuster et d’aller dans le bon sens pour le patient.

Luc Gagnon

Un patient qui se déplace en fauteuil roulant est donc en mesure de leur dire que les lève-personnes mobiles sont moins confortables et que certains patients ont peur lorsqu’ils doivent les utiliser. Ainsi, Luc Gagnon souligne que l’équipe a pu faire le choix d’utiliser des lève-personnes fixés au plafond, qui sont plus stables.

Grâce aux observations d’Eric Gilbert, il a aussi été possible de faire des ajustements dans les salles de toilette afin de choisir les bons cabinets, pour qu’ils soient installés à la bonne hauteur.

Des éléments qui selon M. Gilbert permettent une meilleure autonomie aux personnes à mobilité réduite, et qui pour M. Gagnon font en sorte que les installations du nouveau complexe hospitalier soient adéquates pour tout le monde.

Avec les informations de Nicole Germain

Québec

Hôpitaux