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Des résidents du Vieux-Québec contestent un projet d’édifice de 5 étages

Au premier plan, on peut voir des dizaines de voitures stationnées. Ensuite, on peut voir des édifices de trois étages et des lucarnes.

Les immeubles de la rue Sainte-Angèle, situés devant le stationnement actuel, comporte trois étages et des lucarnes.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Fanny Samson

Des résidents du Vieux-Québec craignent que la Ville accorde une dérogation de zonage pour permettre à un promoteur de construire un édifice plus imposant que les autres du quartier.

L’édifice de 42 logements serait construit au 8 rue McWilliam, sur un terrain actuellement occupé par un stationnement.

Pour aller de l’avant, le promoteur doit demander une dérogation à la Ville de Québec, précise Marc Côté, l’instigateur d’un regroupement citoyen.

Le zonage de 13 m a été établi en 2008. C’est la Ville qui statue que dans le Vieux-Québec, la caractéristique résidentielle, c’est quatre étages, souligne-t-il.

Le projet actuel prévoit pourtant un immeuble de 5 étages d'une hauteur de 19 m.

Après une séance de porte-à-porte, Marc Côté a découvert qu’une soixantaine de résidents du secteur s’oppose à ce projet d’envergure.

Il ne faut pas oublier que le Vieux-Québec fait partie du patrimoine mondial. Donc, on se doit d’avoir une approche particulière, argumente Benoît Bossé, un voisin de M. Côté.

Cette réglementation a été adoptée pour uniformiser et préserver le Vieux-Québec dans son état actuel.

Benoît Bossé, résident du Vieux-Québec
Marc Côté pose, les bras croisés, au centre de la rue Sainte-Angèle.

Marc Côté habite sur la rue Sainte-Angèle, en face du futur projet résidentiel.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Six étages, puis cinq

À l’automne 2018, lorsque Marc Côté s’est informé sur ce projet résidentiel, six étages étaient prévus. On n’est pas des experts, mais nous ce qu’on veut c’est respecter le zonage, répète-t-il.

Les résidents soutiennent avoir obtenu peu d’information de la part de la Ville malgré deux consultations sur ce projet.

Là, on a descendu de quelques mètres, on a enlevé un étage, et ils ont dit : ­“On a fait une concession”, souligne Benoît Bossé, qui voit à travers ce changement une stratégie.

Pas contre la densification

Marc Côté répète que les résidents ne sont pas contre la densification du quartier, mais pas au détriment de l’uniformité du Vieux-Québec.

Plusieurs résidents craignent notamment que la vue soit obstruée.Cet édifice-là va être plus haut [...] et ça va faire comme une belle bande au-dessus de tous les édifices, explique Yves Boissonneault, résident de la rue McWilliam.

La Ville de Québec, c’est une ville du patrimoine mondial. Je ne vous apprends rien, c’est une ville où il y a des percées visuelles exceptionnelles.

Yves Boissonneault, résident de la rue McWilliam

Le projet qu’ils ont fait, c’est un projet moderne, c’est vraiment très beau, mais notre seul problème c’est la hauteur, renchérit Ginette Veilleux.

Les résidents craignent surtout que cette dérogation crée un effet d’entraînement. La minute qu’on va permettre une dérogation, me semble que c’est plus délicat de dire non à un deuxième, craint Marc Côté.

D'ailleurs, Yves Boissonneault constate déjà des changements dans la perspective visuelle du Vieux-Québec. Juste devant moi, il y a un hôtel [le complexe hôtelier du Capitole] qui se construit. On le voit de partout, c’est final. Mais ça aussi c’est une dérogation, rappelle-t-il.

Le conseil de quartier doit entendre le point de vue des résidents mercredi soir, avant d’émettre sa recommandation au conseil d’arrondissement qui devra ensuite décider s’il accepte ou non la demande de dérogation du promoteur.

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