•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De l'argent pour une contestation contre « l'anglicisation des écoles françaises »

Photo de Basile Dorion à l'extérieur.

Basile Dorion tient un journal avec une publicité en anglais pour des écoles françaises.

Photo : Radio-Canada / Vedran Lesic

Rose St-Pierre

Un militant franco-ontarien et ancien conseiller scolaire, Basile Dorion, obtient un financement du Programme de contestation judiciaire du gouvernement fédéral pour l’élaboration d’une cause contre la province de l’Ontario et trois conseils scolaires francophones.

Le programme fédéral en question accorde de l'argent aux citoyens qui veulent défendre devant les tribunaux des causes liées aux droits constitutionnels en matière de langues officielles et de droits de la personne.

Selon M. Dorion, les conseils scolaires francophones Viamonde, MonAvenir et Providence acceptent trop d'anglophones dans leurs écoles.

Les parents [francophones] envoient pas leurs enfants à l’école pour les faire angliciser. En fait, c’est ce qui arrive. Nos écoles deviennent des écoles de français langue seconde, a-t-il affirmé en entrevue téléphonique.

Le militant soutient que l'admission d'élèves anglophones porte atteinte aux droits des francophones, titulaires de droits qui sont garantis par l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Selon moi, mon droit constitutionnel, c’est pour du français langue première [...] S’il faut les remplir d’Anglais pour avoir nos écoles, on les mérite pas.

Basile Dorion

Par communiqué, le ministère de l’Éducation a réagi en fin de journée mercredi.

Tous les élèves inscrits à l'école de langue française sont admis soit parce qu'ils ont au moins un parent titulaire de droits en français, soit parce qu'ils ont démontré par l'entremise d'un comité d'admission que leur français est à un niveau qui leur permet de réussir dans une école de langue française, peut-on lire dans le communiqué.

Pour sa part, le Conseil scolaire catholique MonAvenir n’a pas voulu faire de commentaire. Les deux autres conseils scolaires visés n’avaient pas répondu à nos demandes d’entrevue au moment de publication de cet article.

Il y a deux ans, M. Dorion a envoyé une lettre aux trois conseils scolaires francophones du sud de la province les menaçant de poursuite, à moins qu'ils ne réduisent le nombre d'anglophones qu'ils acceptent dans leurs écoles.

Selon le résident de la région de Penetanguishene, rien n’a été fait par les conseils scolaires visés depuis. On m’a répondu pour me dire, tout est beau, tout est rose, on a des critères d'admission rigoureux. Ce que je vois c’est bien loin d’être ça.

M. Dorion s’est donc tourné vers le programme de financement fédéral pour obtenir du financement pour procéder à une cause si nécessaire , explique-t-il. Pour l’instant, le financement servira à préparer la cause, ce qui sera fait par le cabinet CazaSaikaley.

Portrait de Basil Dorion

Basile Dorion a été l'un des principaux organisateurs de l'école de la résistance de Penetanguishene, fondée en 1979 parce que les francophones de la région n'avaient pas d'école secondaire.

Photo : Radio-Canada / Christopher Langenzarde

M. Dorion n’en est pas à sa première lutte : à la fin des années 1970, il s'est battu pour obtenir une école secondaire française à Penetanguishene, une petite ville située sur la baie Georgienne.

Et cette fois encore, il a bon espoir d'avoir gain de cause. La Cour suprême est de notre côté, soutient-il.

Windsor

Éducation