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Brian Pallister annonce que les Manitobains voteront le 10 septembre

Un très grand homme, Brian Pallister, marche en souriant entouré de femmes, derrière le palais législatif du Manitoba.

Le premier ministre du Manitoba Brian Pallister s'apprêtant à annoncer la date de l'élection provinciale anticipée.

Photo : Radio-Canada / Ian Froese

Gavin Boutroy

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a annoncé, mercredi, que les Manitobains iront aux urnes le 10 septembre.

À plusieurs reprises au cours des derniers mois, le premier ministre a signifié aux Manitobains son intention de déclencher des élections avant le 6 octobre 2020, date prévue des élections générales fixée par la Loi électorale.

C'est maintenant fait : Brian Pallister a confirmé la date des élections lors d'une conférence de presse convoquée par le Parti progressiste-conservateur, entouré des candidats du parti.

Il a commencé par faire valoir les réalisations de son gouvernement, notamment dans le domaine de la santé et dans la réduction du déficit. Nous sommes la province où la situation s'améliore le plus au Canada, a-t-il déclaré.

Les Manitobains voteront le 10 septembre

Nous avons réalisé, ou fait des progrès majeurs, en ce qui a trait à 90 % des éléments de notre plateforme de 2016, a affirmé le chef conservateur.

Ensuite, il a souligné des défis que son parti souhaite affronter, dont la pauvreté, la criminalité, les dépendances aux drogues et la dette de la province. M. Pallister a aussi noté la pression de la dette d’Hydro Manitoba.

Interrogé sur la décision de tenir une élection plus d’un an avant la date fixée par la loi, il a déclaré : Nous n’avons pas demandé la permission des Manitobains pour les choses que nous voulons faire en allant de l’avant.

Les Manitobains doivent décider si le plan d’action que nous allons dévoiler dans les prochaines semaines est la direction qu’ils souhaitent prendre.

Brian Pallister, chef du Parti progressiste-conservateur

Brian Pallister a affirmé qu’une campagne en plein été ne posait pas de problème et se disait persuadé que les gens suivront quand même la politique depuis leurs chalets. Il n'a pas précisé la durée de la campagne électorale à venir, qui pourrait être de quatre ou cinq semaines.

Branle-bas de combat pour l’opposition

Je suis très excité pour cet été, a lancé Wab Kinew, le chef de l'opposition néo-démocrate. La santé sera son cheval de bataille.

Notre priorité, c'est d'arrêter les fermetures de la salle d'urgence de Seven Oaks, mais aussi à Concordia. On a un plan pour rouvrir cette salle d'urgence, mais aussi faire les investissements dans les lits et les infirmières pour guérir ce qui est arrivé dans le système avec Pallister, a-t-il dit.

De son côté, le chef libéral, Dougald Lamont, a affirmé que cette élection était l’occasion pour les Manitobains de changer de cap.

C'est une opportunité pour les Manitobains de rejeter ce que M. Pallister propose. Je pense qu’il a beaucoup d'idées qui sont vraiment tellement à droite, d'un conservatisme extrême, qui ne font pas partie des valeurs manitobaines, a-t-il déclaré.

Les conservateurs ont déjà choisi 40 candidats, contre 29 pour le NPD. Les libéraux en ont nommé 8.

Élu avec une forte majorité en 2016

En 2016, le Parti progressiste-conservateur avait obtenu une forte majorité de 40 sièges sur les 57 du Palais législatif manitobain, obtenant 53,4 % du vote populaire.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) qui était au pouvoir, avait obtenu 14 sièges, avec 25,6 % du vote.

Le Parti libéral du Manitoba avait pour sa part récolté 14,2 % du vote, et 3 sièges. Le 17 juillet 2018, le parti a marqué un grand coup en arrachant au NPD le siège de Saint-Boniface dans une élection partielle. L’élection du chef libéral, Dougald Lamont, dans cette circonscription a permis à son parti d’obtenir un statut officiel au Palais législatif.

Les libéraux détiennent en ce moment 4 sièges, le NPD en a 12, le Parti progressiste-conservateur en compte 38, et 3 députés indépendants siègent au Palais législatif.

Steven Fletcher (Charleswood-St. James-Assiniboia-Headingley) et Cliff Graydon (Emerson) ont été expulsés du Parti progressiste-conservateur. Mohinder Saran (The Maples) a été expulsé du caucus néo-démocrate.

Le 12 juin, Brian Pallister a enclenché une période de silence préélectoral volontaire pour une durée indéterminée. La communication de la province avec les médias est depuis réduite au minimum.

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