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Quartier Well Sud : les promoteurs seront à l'écoute des citoyens

Des citoyens assis qui participent à une rencontre d'information sur le quartier Well sud.

Une trentaine de citoyens ont participé à la soirée d’information et d’échanges tenue au Musée de la nature et des sciences à propos du futur quartier Well sud par les promoteurs et la Ville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Toits d'édifices inexploités, passerelle qui pourrait être déplacée, sensibilité pour les personnes à mobilité réduite... les promoteurs du Quartier Well Sud assurent prendre bonne note des suggestions reçues de la trentaine de citoyens qui ont participé mercredi soir à la soirée d’information et d’échanges tenue au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.

Ç'a été très constructif. Les gens ont fait part de leurs commentaires et de leurs préoccupations et on les a bien entendues, a déclaré Charles Custeau, du groupe Custeau. Le but de la démarche, c'est justement ça.

En compagnie de représentants de la Ville, le Groupe Espace Centro, formé d'EXP et du groupe Custeau, a décrit les orientations du projet qui doit comporter un édifice de 10 étages et un autre de 6 étages ainsi qu'un espace public de près de 4000 mètres carrés. Plusieurs citoyens voient l'opportunité d'aménager un espace public avec vue sur la ville sur le toit.

Au niveau du toit, on est ouvert, mais il y a des contraintes techniques, sauf qu'on est ouvert à observer les propositions, affirme Charles Custeau.

Le projet Espace Centro

Le projet Espace Centro

Photo : EXP-Groupe Custeau

La tour nord comportera 60 logements allant de trois pièces et demie jusqu'à des cinq pièces et demie. Le prix des loyers n'a pas été dévoilé mercredi, le promoteur Charles Custeau se limitant à dire qu'ils devraient obligatoirement respecter le prix du marché sherbrookois afin d'être en mesure de les louer.

On a beaucoup de mots-valises qui viennent nous rassurer, mais je me rends compte qu'on ne parle pas de la même chose. La diversité, pour moi ça ne veut pas dire que dans un immeuble il y aura à la fois des commerces, des logements et des bureaux. Ça veut dire qu'on va respecter les gens qui se sont déjà appropriés le quartier et qu'on va les intégrer, autant les aînés, les familles, les étudiants et les personnes à faible revenu, note Maxime-Édouard Crête.

On a raison d'en avoir [des craintes par rapport à la gentrification], mais j'étais rassuré d'entendre Denis Custeau dire qu'il y avait des négociations avec l'office municipal d'habitations pour qu'émergent des logements sociaux et favoriser la mixité sociale dans le quartier, estime quant à lui Éric Deslauriers, qui réside sur la rue concernée.

Heureux qu'il y ait un ascenseur de prévu pour les personnes à mobilité réduite afin qu'elles accèdent à la place publique à partir du stationnement, Gilles Daoust a invité les ingénieurs à le contacter pour que les immeubles soient également accueillants pour les gens en fauteuil roulant.

Le projet a l'air bien structuré et il y a de bons éléments.Mon intervention concerne le projet, mais son environnement extérieur. L'accessibilité universelle, c'est un mot à la mode, mais très peu de personnes comprennent exactement ce que ça veut dire. Par exemple, la circulation pendant l'hiver ou un seuil de porte dans un commerce, explique M. Daoust.

De nombreux citoyens se disaient toutefois emballés par le projet tout comme la majorité des commerçants du centre-ville.

C'était très intéressant. Je suis très ravi d'entendre parler du projet et je pensais même aller rester dans un des blocs qu'ils vont construire dépendamment du prix. J'ai hâte de voir ça arriver, soutient Luc Carrière.

L’Association des gens d’affaires du centre-ville de Sherbrooke (AGACVS) est en faveur du projet et suit son évolution de près depuis le tout début.

Ce qu’on voit du centre-ville de demain nous intéresse beaucoup, je pense qu’on s’en va dans la bonne direction, quoiqu’il reste quelques petites choses à ajuster, de dire son président, Alexandre Hurtubise.

Selon lui, la question primordiale à laquelle il faut trouver réponse est de savoir comment faire en sorte que les commerçants demeurent en vie durant les travaux, sans compter le fait qu’un autre important chantier sera en cours au même moment, et ce à proximité du centre-ville, soit sur la rue des Grandes-Fourches.

Pour sa part, le propriétaire du restaurant Pizzicato se dit « très excité » de connaître les détails du projet de revitalisation, après plusieurs années à tenter de faire sa place dans un centre-ville « plutôt morose ».

On dit que le monde attire le monde, donc des projets d’envergure comme celui-là vont attirer d’autres entreprises et des développeurs immobiliers, parce qu’ils (promoteurs du projet) vont tracer le chemin, estime le restaurateur Alexandre Côté.

Craintes

Les représentants de l'Association des locataires entendent aussi se faire entendre en manifestant devant le Musée de la nature et des sciences.

Le porte-parole, Normand Couture, craint l'impact du projet sur les citoyens qui vivent dans des quartiers moins favorisés. Il évalue à 100 voire 200 dollars par mois la hausse de loyer avec la venue d'un projet du genre.

Il faut s’assurer que le projet de Quartier Well Sud ne vienne pas chasser les gens du centre-ville (...) Quand il y a un projet majeur, les investisseurs intéressés viennent construire des condos et des services qui vont servir à des gens plus aisés, mais ceux qui habitent ce quartier ont le droit d’y rester, soutient M. Couture.

La Ville de Sherbrooke prévoit investir 25 millions de dollars dans ce projet.

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