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Zoo de Saint-Édouard : un juge autorise le transfert des animaux

Des membres de la SPCA devant l'entrée principale du zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Intervention de la SPCA en mai dernier pour s’occuper des animaux au zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La requête du propriétaire du Zoo de Saint-Édouard pour mettre un frein au transfert des animaux de son établissement a été refusée mercredi par un juge. Le déménagement des animaux pourra donc reprendre. De plus, une accusation d'entreposage négligent d'une douzaine d'armes à feu et de munitions s'est ajoutée au dossier de Normand Trahan.

L’établissement, situé près de Louiseville, en Mauricie, est fermé depuis que son propriétaire a été accusé de cruauté et de négligence envers les animaux.

Le propriétaire du zoo, Normand Trahan, et son avocat demandaient essentiellement deux choses au juge : de faire entendre leurs arguments pour la restitution des biens du Zoo de Saint-Édouard, mais également l'annulation des mandats de perquisition. Ces mandats permettent à la SPCA d'être sur les lieux et de prendre soin des animaux.

Au palais de justice de Trois-Rivières, la poursuite a soutenu qu'il était plus pertinent de faire valoir tous ces arguments dans le cadre du procès, parce qu'il y aurait beaucoup d'informations et de preuves à analyser et que le juge du procès serait la meilleure personne pour le faire.

Le juge a donné raison aux avocats de la poursuite; l'urgence d'agir alléguée par la défense n'a pas été retenue.

La SPCA s'était engagée à arrêter le déplacement des animaux jusqu'à la décision d'aujourd'hui. La décision rendue étant favorable à la continuité de la perquisition,c'est ce qui va se passer.

Me Julien Beauchamp-Laliberté, avocat de la poursuite

La SPCA va continuer d'exécuter le mandat de perquisition qu'elle a, qui lui permet de déplacer des animaux et de saisir ces animaux à titre de biens fractionnaires, a indiqué Me Julien Beauchamp-Laliberté.

Le transfert d'animaux par la SPCA et la Humane Society va reprendre le 22 juin. Une autre vague de déménagements aura lieu le 24 juin.

La défense aurait souhaité dès maintenant faire valoir ses arguments en faveur de l'arrêt des transferts d'animaux, ce qui ne lui a pas été accordé.

On a demandé le droit d'être entendu et on n'a pas ce droit-là. Il n'a pas été reconnu, donc on est, évidemment, un peu déçu. On respecte les décisions du tribunal, a déclaré l'avocat du propriétaire du zoo, Me Michel Lebrun.

Me Lebrun songe à la possibilité d'en appeler de la décision rendue mercredi.

Les deux parties seront de retour devant le juge vendredi pour fixer une date en vue de l'enquête préliminaire du procès.

D'après les informations de Maude Montembeault

Mauricie et Centre du Québec

Cruauté animale