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Éducation en français : une campagne humoristique pour une question « sérieuse »

Capture d'écran d'un duo d'humoristes devant un autobus scolaire.

L’humour est le bon véhicule pour rallier les Canadiens à la cause du CSF et de la FPFCB, croit la directrice générale de la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, Marie-Andrée Asselin.

Photo : Conseil scolaire francophone de la C.-B./Youtube

Geneviève Lasalle

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique se sont armés d’humour pour mettre en lumière les questions liées à l’éducation francophone en milieu minoritaire, tant en Colombie-Britannique qu’à travers le Canada.

À l'occasion de la campagne de soutien Mon éducation, Notre droit, ils font appel aux services d’un groupe d’humoristes franco-ontarien, Improtéine, qui utilise l’image et la blague pour démystifier une question complexe et sérieuse, explique la directrice générale de la Fédération des parents francophones, Marie-Andrée Asselin.

Ce n’est pas un dossier facile à résumer en quelques phrases seulement, dit Mme Asselin.

L’humour est donc le bon véhicule pour rejoindre les gens, mais surtout les jeunes, partout au pays et les rallier à la cause, croit-elle.

Un combat d’envergure nationale

Le 26 septembre, la Cour suprême du Canada entendra l’appel de la décision de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique dans la mégacause en matière d’éducation en langue française dans la province.

Nos enfants ont besoin d’avoir une éducation équivalente aux populations anglophones, et on est déterminé à aller jusqu’au bout.

Marie-Andrée Asselin, directrice générale de la Fédération des parents francophones

À consulter aussi :

Pour avoir plus de détails sur la cause juridique. (Nouvelle fenêtre)

Il faut poursuivre jusqu’au bout, parce que ça en vaut la peine.

Marie-Andrée Asselin, directrice générale de la Fédération des parents francophones

La campagne vise à améliorer la sensibilisation sur les droits à l’éducation francophone en milieu minoritaire tant en Colombie-Britannique qu’à travers le pays.

Julie Carpentier discute de la campagne #moneducationnotredroit avec le CSF et la FPFCB

Rappel des étapes importantes de la cause

  • Juin 2010 : Le CSF, la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique et une trentaine de parents déposent une poursuite en Cour suprême de la Colombie-Britannique contre le gouvernement provincial pour qu'il respecte son obligation constitutionnelle d'offrir une instruction équivalente dans les deux langues.
  • Décembre 2013 : Début des audiences à la Cour suprême de la Colombie-Britannique.
  • Février 2016 : Fin des 239 jours d’audiences à la Cour suprême de la Colombie-Britannique.
  • 26 septembre 2016 : La juge Loryl Russell dépose son jugement. Le CSF et la FPFCB disent qu’il s’agit d’une victoire partielle, alors que d’autres observateurs parlent plutôt de défaite.
  • 26 octobre 2016 : Le CSF et la FPFCB portent en appel le jugement Russell sur l’éducation en français. La province aussi en appelle de certaines parties du jugement.
  • 29 janvier au 2 février 2018 : Audiences en cour d’appel de la Colombie-Britannique.
  • 25 juillet 2018 : Le CSF et la FPFCB sont déboutés en cour d’appel.
  • 1er octobre 2018 : Le CSF et la FPFCB demandent à la Cour suprême du Canada le droit de porter la cause en appel.
  • 11 avril 2019 : La Cour suprême du Canada accepte d'entendre la cause.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation