•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trudeau attaqué de toutes parts au sujet de Trans Mountain

Des chargements de tuyaux près de Kamloops, à la veille d'une décision fédérale concernant l'expansion de Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Kyle Bakx

Radio-Canada

Les travaux d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain débuteront cet été, a indiqué mercredi le premier ministre Justin Trudeau, qui a essuyé les tirs nourris de l’opposition à la Chambre des communes, au lendemain de l’approbation du projet.

« Il y a un an, le premier ministre avait promis que l’oléoduc Trans Mountain serait construit et en fonction en 2019. Pourquoi a-t-il induit les Canadiens en erreur en faisant une promesse qu’il ne pouvait pas tenir? », a demandé le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, qui a souligné que chaque jour de retard coûtait 40 millions de dollars aux Canadiens.

L’élargissement de l’oléoduc entre l’Alberta et la Colombie-Britannique doit permettre de faire passer sa capacité de 300 000 à 890 000 barils par jour, tout en rejoignant Burnaby, sur la côte du Pacifique, avec l’ajout de 3,6 kilomètres supplémentaires.

Il a toutefois été retardé par décision judiciaire pour manque de consultation des peuples autochtones. Cela a forcé le gouvernement Trudeau à racheter en 2018 le pipeline pour 4,5 milliards de dollars, en plus de devoir recommencer le processus de consultation des communautés concernées.

Talonné en Chambre par l’opposition, le premier ministre Justin Trudeau a rétorqué que « la seule façon de bâtir de grands projets comme ça, c’est d’avoir la collaboration des peuples autochtones et de protéger en même temps l’environnement ». Il a ajouté que la construction débuterait cet été et que son gouvernement réussirait là où les conservateurs, sous Stephen Harper, avaient échoué pendant 10 ans.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a de son côté souligné « l’hypocrisie » du gouvernement Trudeau qui, mardi, a « fait voter une motion soulignant l’urgence climatique et, le lendemain, approuve un projet de pipeline ». Selon M. Singh, les « libéraux ne sont pas prêts à prendre des mesures concrètes pour l’environnement ».

D’après l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, l’augmentation de la capacité de l’oléoduc Trans Mountain permettrait d’augmenter la production de pétrole issu des sables bitumineux, ce qui entraînerait un accroissement des émissions variant de 13 à 15 millions de tonnes de gaz à effet de serre.

En réponse aux remarques de M. Singh, le premier ministre Trudeau a souligné que « le transport du pétrole par rail était plus polluant et plus dangereux » que par pipeline. Il a ajouté que « toutes les recettes d’impôts seront investies dans la transition vers de l’énergie verte ».

Le ministère des Finances estime à 500 millions de dollars les revenus fiscaux additionnels tirés de cette mesure. Les travaux pourraient durer près de trois ans si aucune nouvelle embûche ne surgit. En effet, le gouvernement de Colombie-Britannique a déjà indiqué qu’il poursuivrait sa contestation judiciaire, de même que certaines communautés autochtones de cette province qui restent opposées au projet.

Politique fédérale

Politique