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Fermeture de la clinique pour les grossesses à haut risque de Windsor

Deux mains de femme sur le ventre d'une femme enceinte couchée sur le dos.

La clinique de médecine fœto-maternelle de l'Hôpital régional de Windsor offre une prise en charge temporaire, sans hospitalisation, pour les femmes enceintes.

Photo : Getty Images / Mme Emil

Rose St-Pierre

À partir du 1er novembre, la clinique de médecine fœto-maternelle (MFM) de l’Hôpital régional de Windsor cessera ses activités en raison d'un manque de financement provincial.

L’hôpital de Windsor explique cette fermeture par des « compressions indirectes » de la part du gouvernement provincial, alors que l’hôpital doit composer avec une hausse de ses dépenses.

Environ 24 femmes ont fréquenté la clinique ambulatoire MFM l’année dernière.

« C’est dommage, on voudrait avoir plus de cliniques pour les femmes enceintes, mais il n’y a pas assez de financement en ce moment », explique Gisèle Séguin, directrice des communications de l'Hôpital régional de Windsor.

Le financement de la clinique, y compris l’allocation du médecin, s’élève à 460 000 $ par an.

« Les dépenses [de l’hôpital] augmentent toujours, il faut voir ce qu’on peut faire sans augmentation de budget de la province de l’Ontario », indique Mme Séguin.

Qu’est-ce qu’une clinique de médecine fœto-maternelle ?

Une clinique de médecine fœto-maternelle (MFM) offre un service multidisciplinaire qui permet aux patientes vivant une grossesse à risque élevée d’être suivies par des professionnels spécialisés dans ce domaine.

Source : Université de Sherbrooke

Néanmoins, dès le 1er novembre, les patientes qui présentent une grossesse à risque pourraient se tourner vers un médecin spécialiste à Windsor, qui devrait offrir des services couverts par le régime public, selon Gisèle Séguin.

Les femmes pourront encore voir un médecin [spécialiste en médecine fœto-maternelle] dans la ville, mais on n’aura plus de clinique dans l’hôpital.

Gisèle Séguin, directrice des communications de l'Hôpital régional de Windsor

Un changement mineur

Un bébé vient de naître. Il est dans les mains des médecins.

À ce jour, environ 98 % des mères admises à l’hôpital de Windsor accouchent sur place.

Photo : iStock

Le Dr Greg Hasen, chef du service d’obstétrique et de gynécologie, a admis que même si cette décision est décevante, peu de gens seront touchés. Bien qu’il soit agréable d’avoir une clinique de médecine fœto-maternelle disponible ici, je pense que le service n’a pas été utilisé au maximum de son potentiel ou de ses besoins, explique le docteur.

Certaines patientes pourraient devoir se rendre à [l’hôpital de] London, ajoute Gisèle Séguin. Mais comme notre médecin spécialiste devrait poursuivre sa pratique [en clinique] à Windsor, ça ne devrait pas changer les choses de façon dramatique, explique-t-elle.

À ce jour, environ 98 % des mères admises à l’hôpital de Windsor accouchent sur place et leur bébé y demeure aussi. Dans des cas rares, certains bébés peuvent être transférés à Détroit ou London.

Une photo d'un hôpital

Le Metropolitan campus de l'hôpital de Windsor

Photo : CBC News

De plus, la clinique de médecine fœto-maternelle de l’hôpital de Windsor offre une prise en charge temporaire seulement, sans hospitalisation.

Ce n’était pas des femmes qui étaient dans un lit dans l’hôpital. Maintenant on va continuer tous les services dans le service néonatal, note Gisèle Séguin.

Les services pour les grossesses à risque de la clinique sont actuellement supervisés par un seul médecin spécialisé en médecine maternelle et fœtale qui peut intervenir en cas de complications obstétricales et pratiquer des chirurgies.

Windsor

Établissement de santé