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Le pipeline Trans Mountain pourrait transporter du pétrole dès 2022

Un camion décharge des tuyaux.

Un camion décharge des tuyaux à Edson, en Alberta, lundi, en vue de la construction du pipeline Trans Mountain.

Photo : Radio-Canada / Terry Reith

Radio-Canada

Les premières gouttes de pétrole pourraient circuler dans le nouveau pipeline Trans Mountain dès 2022, selon les responsables du projet d’agrandissement.

Le président et directeur général du projet, Ian Anderson, considère que les travaux d’agrandissement du pipeline pourraient reprendre au plus tôt en septembre.

Si c’est le cas, cela veut dire que le nouvel oléoduc entrerait en fonction trois ans plus tard que les dates prévues initialement.

Avant de reprendre les travaux, la société d’État, Trans Mountain, doit notamment recevoir de nouveaux certificats de l’Office national de l’énergie, réembaucher des entrepreneurs et s’assurer que l’équipement nécessaire est sur le chantier.

Les craintes des Albertains

Plusieurs dizaines de Calgariens ont manifesté tôt dans les rues de la métropole mercredi pour accueillir le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, au lendemain de l’annonce du feu vert donné à Trans Mountain.

Vue sur un homme qui tient une pancarte dans la rue et un microphone.

Les Calgariens ne veulent plus de délais pour l'agrandissement du pipeline Trans Mountain.

Photo : CBC

« [L'expansion de Trans Mountain] n’est pas encore faite. Ce n’est pas parce qu’elle est approuvée que le projet va se réaliser », a lancé Scott McNally, l’organisateur de la manifestation aux personnes réunies au centre-ville.

Invité au Club économique du Canada pour faire une allocution, Bill Morneau a saisi l'occasion pour rassurer les Albertains de la décision du gouvernement fédéral en plus de répéter qu’elle profitera aussi bien à l’économie qu’à l’environnement.

Toutefois, avec les appels à la mobilisation des groupes opposés au projet, les Calgariens veulent plutôt obtenir la certitude que les travaux entourant le projet de pipeline reprendront d’ici la fin de l'année.

Carte montrant le tracé entre Edmonton et Burnaby

Tracé du projet d'expansion de l'oléoduc Trans Mountain

Photo : Radio-Canada

Le ministre vante la décision d’Ottawa

« Un pipeline est la façon la plus sécuritaire et la moins chère d'acheminer nos ressources vers les marchés », a dit M. Morneau devant la communauté d’affaires de Calgary.

Selon le ministre, Ottawa agit de manière responsable en donnant le feu vert à un projet qui crée des milliers d’emplois et qui favorise en même temps la transition vers les énergies renouvelables.

Le gouvernement fédéral a d’ailleurs promis, mardi, d’investir les 500 millions de dollars qu’il espère générer annuellement avec ce pipeline dans des projets d’énergie propre.

Bill Morneau a, par ailleurs, rappelé devant la communauté d’affaires de Calgary que Trans Mountain n’est pas le seul projet que son gouvernement a approuvé. Le ministre a fait référence au mégaprojet LNG Canada, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Consultations avec les Premières Nations

Le ministre a aussi précisé que son gouvernement, qui a racheté l’an dernier le projet de pipeline Trans Mountain pour la somme de 4,5 milliards de dollars, est ouvert à différentes formes de participation financière des groupes autochtones.

« Nous n’imposons pas de limite à la participation des groupes autochtones, a-t-il dit. Elle pourrait être de 25 %, de 50 % ou de 100 %. »

Bill Morneau indique que le processus de consultations se poursuivra afin que les Premières Nations touchées par le projet profitent bien des retombées économiques.

D’après lui, Ottawa tentera de se départir du pipeline lorsque les risques liés à la réalisation du projet seront moins élevés pour le secteur privé.

Alberta

Politique fédérale