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La course aux commandes repart de plus belle entre Boeing et Airbus au Bourget

Des visiteurs défilent devant des avions en démonstration.

Des milliers de visiteurs ont franchi les guichets du salon aéronautique du Bourget, à Paris.

Photo : Reuters / Pascal Rossignol

Agence France-Presse

La traditionnelle course aux commandes au salon aéronautique du Bourget est repartie de plus belle mercredi avec des commandes en rafale pour Airbus et son A321 XLR, une version long-courrier de l'A321, au lendemain d'une bouffée d'oxygène pour le 737 MAX de Boeing, toujours cloué au sol après deux écrasements aériens.

L'avionneur européen a annoncé, au troisième jour du salon international aéronautique et spatial du Bourget, des commandes pour 86 appareils en tout pour la nouvelle version de son monocouloir qui peut parcourir jusqu'à 8700 km en 9 heures, grâce à des réservoirs plus importants.

Elles portent à 152 le nombre de commandes engrangées jusqu'ici pour cette nouvelle version de son A321 LR (long range, long rayon d'action, sur le marché depuis 2018), lancée lundi et dont les premières livraisons débuteront en 2024.

La compagnie australienne Qantas a commandé 36 appareils de ces A321 XLR (extra long range) et le groupe d'investissement américain Indigo Partners 50, destinés à ses quatre compagnies à bas prix Frontier Airlines (É.-U.), Jestsmart (Chili), Volaris (Mexique) et Wizz Air (Hongrie).

Un avion vole dans les nuages.

Le dernier né de la famille Airbus, l'A321 XLR connaît un bon départ au salon du Bourget.

Photo : Radio-Canada / Airbus

C'est un beau décollage, a commenté le directeur commercial d'Airbus Christian Scherer. Le prix au catalogue de la nouvelle version de l'A321 XLR n'a pas été communiqué.

Le constructeur européen entend ainsi occuper le terrain des vols de très longue distance avec un avion de plus faible capacité (jusqu'à 240 sièges) que les traditionnels gros porteurs en offrant aux compagnies la possibilité d'ouvrir de nouvelles lignes entre des villes secondaires avec un monocouloir moins cher, plus facile à remplir et donc plus rentable.

L'Européen veut ainsi prendre de vitesse son rival sur le segment de milieu de marché, entre les moyen-courriers et les long-courriers, alors que Boeing a reporté à l'an prochain une éventuelle annonce de lancement d'un nouvel appareil, le Middle of Market (MoM).

200 avions pour Boeing

Vue de face d'un avion sur la piste d'atterrissage.

Le constructeur américain Boeing a vendu 200 appareils 737 MAX au Bourget.

Photo : Reuters / Matt McKnight

Mardi, c'est son rival américain Boeing qui a été sur le devant de la scène en annonçant une commande géante, sous forme de lettre d'intention, par le groupe IAG pour 200 de ses 737 MAX, son modèle cloué au sol depuis mars après deux écrasements en Indonésie et en Éthiopie qui ont fait 346 morts.

Cette commande surprise, la première pour son moyen-courrier immobilisé après les écrasements, apparaît comme une bouffée d'oxygène pour le constructeur américain et une marque de confiance accordée par le groupe IAG (British Airways, Iberia, Vueling, Aer Lingus et Level), alors que le calendrier d'une remise en service du Boeing 737 MAX, dont toute la flotte est immobilisée depuis mars, n'a pas été communiqué.

L'industrie des services en plein essor

Airbus a par ailleurs annoncé qu'il proposait désormais une offre globale de services à ses clients comprenant, entre autres, la maintenance, la formation et les améliorations de l'avion.

Le marché des services devrait représenter, en 2019, 160 milliards de dollars et plus que doubler en 2038 pour atteindre 330 milliards de dollars. Au cours des 20 prochaines années, il est estimé en tout à 4900 milliards de dollars par l'avionneur.

Pour améliorer son offre, Airbus a lancé en 2017 sa plateforme numérique Skywise qui permet de collecter les données émises par les avions d'environ 80 compagnies partenaires et proposer une gestion prédictive de leur maintenance.

La formation des pilotes et des techniciens de l'aéronautique est devenue un autre marché pour le constructeur, qui prévoit un besoin de 550 000 nouveaux pilotes et de 640 000 nouveaux techniciens au cours des 20 prochaines années, dans un contexte de pénurie de pilotes.

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