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Comment encadrer un jeune joueur lors de son année de repêchage?

Samuel Poulin sur la glace

Samuel Poulin a de fortes chances d'être repêché en première ronde ce week-end.

Photo : Phoenix de Sherbrooke/Vincent L. Rousseau

La Presse canadienne

Le joueur du Phoenix de Sherbrooke, Samuel Poulin, dit avoir réalisé l'ampleur de l'intérêt porté à la nouvelle génération de hockeyeurs lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, le 23 janvier dernier, à Red Deer, en Alberta.

Un total de 40 joueurs disponibles au prochain repêchage de la LNH se sont retrouvés sous les projecteurs et avaient alors l'occasion de se démarquer devant tout le gratin du circuit Bettman.

Poulin était de la partie, tout comme les deux autres membres du trio de tête parmi les espoirs québécois du repêchage -- Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, et Jakob Pelletier, des Wildcats de Moncton.

C'est juste un match, mais il y a tellement de journalistes qui couvrent le match, a récemment raconté Poulin à La Presse canadienne lors d'un entretien téléphonique. C'est un gros événement et c'était spécial d'y participer.

Le match des espoirs de la LCH ne représente qu'une seule des nombreuses distractions qui ponctuent la saison d'un joueur lors de son année de repêchage. Il y a aussi l'attention médiatique qui est plus élevée et les joueurs sont sollicités par les recruteurs des équipes de la LNH après les matchs ou les entraînements pour des entrevues.

C'est sans compter la possibilité d'être sélectionné par Hockey Canada pour différents tournois internationaux et la participation au camp d'évaluation de la LNH à quelques semaines du repêchage.

Au repêchage, le joueur ne contrôle rien, a rappelé l'entraîneur adjoint Sylvain Favreau des Mooseheads.

On met donc l'accent sur ce que les joueurs peuvent contrôler, comme une bonne hygiène de vie et de bonnes habitudes de travail lors des entraînements et des matchs, a-t-il ajouté. C'est certain qu'il faut encadrer un peu le joueur en début de saison, que les recruteurs vont vouloir faire des entrevues après les matchs pour connaître la personne. Les recruteurs voient le joueur sur la glace, mais ils veulent aussi connaître le caractère de la personne. Il faut donc le préparer pour s'attendre à être l'objet de l'attention.

Chaque cas sera aussi spécifique au tempérament du joueur. Dans le cas de Lavoie, Favreau a rappelé l'historique des Mooseheads, qui ont compté de nombreux espoirs de pointe au cours des dernières années. Lavoie a donc pu vivre un peu l'expérience d'une année de repêchage à travers Filip Zadina, Benoît-Olivier Groulx et Jared McIsaac la saison dernière.

Les gars voient un peu l'impact que le repêchage peut avoir et l'aspect négatif que ça peut avoir si tu te concentres seulement en fonction du repêchage, que tu triches dans ton jeu pour impressionner les recruteurs, a mentionné Favreau.

De son côté, Poulin compte sur un père, Patrick, qui a joué dans la LNH. De plus, son parrain est Jocelyn Thibault, l'ancien coéquipier de Poulin chez le Canadien de Montréal et directeur général du Phoenix.

Sam est très mature, a noté l'entraîneur-chef du Phoenix, Stéphane Julien. On l'a guidé un peu et c'était assez.

Nous avons parlé en début de saison pour voir comment gérer tout ça, comment il voyait tout ça -- rencontrer des recruteurs après un match ou un jour d'entraînement. Nous en avons reparlé pendant la saison. Sam n'avait aucune objection avec ce qui allait se passer.

Dans le cas de Pelletier, son entraîneur-chef John Torchetti s'enflamme quand il parle de son protégé.

Si j'avais ressenti qu'il avait besoin d'aide, je lui en aurais offert, mais ce n'est pas le cas, a-t-il dit. Il était comme un capitaine sur la glace et sur le banc, et il n'avait que 17 ans. Ça veut tout dire à son sujet. J'ai confiance qu'il va dire les bonnes choses dans le vestiaire. Je n'avais donc pas à m'inquiéter pour lui lors des entrevues avec les recruteurs.

Et si les recruteurs ont parfois réputation de poser des questions étranges, surtout lors des entrevues dans le cadre du camp d'évaluation, aucun des trois Québécois n'a été pris par surprise par une question.

Il ne leur reste plus qu'à vivre la dernière étape du processus, une étape qui, en fait, n'est pas la fin, mais plutôt le début d'une nouvelle aventure qu'ils espèrent les mènera dans la LNH.

Le repêchage, c'est une journée, puis ça recommence à zéro, a noté Poulin. Tu n'as pas le choix de mettre ça derrière toi assez rapidement et te concentrer sur le camp de développement, qui sera la véritable occasion de faire une bonne première impression auprès de l'équipe qui t'as repêché.

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