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Malgré la grogne, pas de modification au nouveau réseau de la STTR

Pancartes d'arrêt d'autobus où on peut lire, sur l'une d'elles, « Arrêt hors service ».

Les changements aux trajets d'autobus de la STTR à Trois-Rivières entrent en vigueur le 7 juillet 2019.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Environ 55 personnes ont participé mardi soir à la dernière séance d’information de la Société de transports de Trois-Rivières (STTR), qui avait lieu dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. Même si les changements suscitent du mécontentement, l'organisation n’a pas l’intention de changer de cap.

Le directeur généra lde la STTR, Guy de Montigny, ferme la porte à des modifications avant le lancement du nouveau réseau, prévu le 7 juillet.

Les requêtes qui nous sont adressées sont compilées, sont analysées. Est-ce que certaines requêtes pourraient nous influencer dans des modifications possibles? Ce n‘est pas impossible, mais Il reste qu’il faut faire vivre le réseau, affirme le directeur général de la STTR, Guy de Montigny.

Il indique que la STTR évaluera avec le temps si les trajets sont efficaces ou non. D’ici là, Guy de Montigny rappelle que des agents sur le terrain vont aider les citoyens à s’habituer aux changements.

Des chauffeurs silencieux

Le syndicat des employés de la STTR n’émettra pas de commentaire sur le sujet.

Selon un représentant du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), auquel est affilié le syndicat des employés de la STTR, les employés ont été avisés qu’il y aurait des mesures disciplinaires s’ils s’adressaient aux médias ou s’ils commentaient sur les réseaux sociaux.

Gens dans une pièce assis

Environ 55 personnes ont participé à la dernière séance d'information de la STTR, qui avait lieu au pavillon communautaire de la côte Richelieu dans le secteur Trois-Rivières-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Des séances d’information populaires

Une autre mesure mise en place pour aider la population à comprendre le nouveau réseau était la tenue de trois séances d’information. En tout, près de 350 personnes y ont participé.

L’abolition du terminus du centre commercial Les Rivières a à nouveau fait l’objet de questions et de critiques mardi soir.

Les Rivières continueront à être desservies, mais les arrêts seront sur le boulevard des Forges ou le boulevard Rigaud, à environ 200 mètres du centre commercial. Le fait que certains devront traverser la rue pour se rendre à l’arrêt est l’une des préoccupations qui a été soulevée.

Une citoyenne a proposé que les usagers paient moins cher en juillet, pour favoriser la transition. Des applaudissements ont suivi l’énoncé de cette proposition.

Jeune homme debout au milieu d'autres gens

Le président de l’Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières, Olivier Leblanc-Beaudry, a pris la parole pour faire des suggestions à la STTR.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Le président de l’Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières, Olivier Leblanc-Beaudry, était sur place pour dire, notamment, qu’il espère que la fréquence des trajets augmentera, parce que plusieurs étudiants prennent l’autobus.

Il a aussi amené l’idée que 50 % du conseil d’administration de la STTR soit composé d’utilisateurs du transport en commun, ce qui n’est pas le cas présentement et c’est une situation que l’association étudiante déplore.

Ce serait un gros plus pour Trois-Rivières, parce que là,  ils sont un peu déconnectés de la réalité, a déclaré Olivier Leblanc-Beaudry. Plusieurs citoyens ont applaudi l’idée.

Femme debout au micro dans la salle

La résidente du secteur Pointe-du-Lac Kim Mongrain (au micro) tenait à participer à la séance d'information de la STTR pour sensibiliser l'organisation à certains enjeux, comme la sécurité routière.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Une résidente du secteur Pointe-du-Lac, Kim Mongrain, s’est présentée au micro pour parler de sa préoccupation face à l’ajout d’un trajet dans son quartier où il y a beaucoup d’enfants. Elle et certains de ses voisins craignent pour leur sécurité avec le passage d’autobus.

Elle déplore aussi le fait que les gens de son quartier n’ont pas été mis au courant de l’ajout d’un trajet d’autobus dans leur quartier.

Kim Mongrain n’utilise presque jamais le transport en commun et souhaiterait le faire. Elle pense que la STTR devrait en faire plus pour inciter les travailleurs à laisser leur auto pour prendre l’autobus, notamment en créant des stationnements incitatifs et des trajets plus directs vers des lieux où il y a beaucoup de personnel, comme l’hôpital.

Je voudrais un incitatif pour mon travail : je vais me stationner à un endroit tout près, je prends l’autobus ou j’ai une navette directe. Je ne veux pas faire 50 minutes [d’autobus], quand ça m’en prend 20 [en automobile], a-t-elle expliqué à la séance d’information où le directeur général Guy de Montigny était présent.

D'après les informations de Camille Carpentier et de Marilyn Marceau

Mauricie et Centre du Québec

Transport en commun