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Trois ans après la mort du petit Thomas Audet, sa famille lance un cri du cœur

La tombe avec des fleurs et des jouets

Trois ans après la mort du bambin, la famille avait organisé une cérémonie hommage au cimetière de Saint-Ambroise.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Simard

Roxanne Simard

C’est le cœur gros et la tête pleine de questions que la famille de Thomas Audet s'est rassemblée afin de lui rendre hommage, mardi soir. Le bambin de 22 mois est mort il y a trois ans alors qu’il était en attente des services de la DPJ. La famille attend toujours des réponses.

Environ quarante personnes se sont recueillies devant la tombe de l’enfant au cimetière de Saint-Ambroise. Éclairés par le coucher de soleil, quelques proches ont déposé une fleur; d’autres lui ont adressé quelques mots.

Les grand-pères qui parlent à la foule.

Après trois ans d'attente, les deux grands-pères du petit Thomas Audet veulent connaître les raisons de sa mort.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Simard

Les deux grands-pères du bambin, André Simard et Robin Larouche, ont rendu hommage à leur petit-fils avant de dénoncer haut et fort la lenteur des procédures de la DPJ.

Trois ans! Trois ans pour une enquête policière pas terminée sur la mort d’un enfant dans un milieu restreint, c’est abominable, a lancé André Simard.

Je ne le souhaite à personne. C’est invivable.

Robin Larouche, grand-père de Thomas Audet

Même si cette cérémonie met du baume sur leurs cœurs, impossible pour eux de faire leur deuil dans ces circonstances. Ils exigent des réponses.

Des gens avec des fleurs.

André Simard, le grand-père de Thomas, a distribué des fleurs aux proches afin qu'ils les déposent sur la tombe de l'enfant.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Simard

« On ne sait pas de quoi Thomas est décédé, rappelle André Simard. On ne connaît pas la vérité et on a besoin de savoir. C’est pour ça qu’on n’est pas capable de faire notre deuil et qu’on n’est pas capable de passer à autre chose. »

Carole Gauthier, la grand-mère du petit, espère de son côté que la cérémonie fera bouger les choses. Ça nous prend des réponses. On sait rien, c’est le néant total.

La famille ne poursuit pas l'équipe médicale

En plus de la cérémonie, la famille a dû prendre une importante décision concernant la poursuite d'un million de dollars contre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région. Les cinq membres de la famille ont choisi de ne pas poursuivre les médecins pour ne pas avoir signalé la situation à la DPJ.

Le 18 juin était la date limite pour poursuivre les médecins. On s’est rencontrés et on a décidé de ne pas le faire. On fait surtout ça pour la justice, ont expliqué brièvement André Simard et Robin Larouche.

Quant au développement de la poursuite, les proches du bambin de 22 mois affirment qu'ils font face à des procédures longues et complexes qui prolongent les délais.

Saguenay–Lac-St-Jean

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